×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Culture

Festival de Fès de la culture soufie: Une reconnexion avec la civilisation de l’Islam

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5122 Le 09/10/2017 | Partager
festival-de-fes-de-la-culture-soufie-023.gif

Cette 10e édition s’ouvrira le 14 octobre avec une création et un hommage au poète et troubadour soufi andalou du XIIIe siècle Abu l'Hassan al Shustari dont les zajals ont accompagné ses pérégrinations jusqu'en Orient (Ph YSA)

Dernière ligne droite pour les préparatifs du festival de Fès de la culture soufie. L’événement qui en est à sa 10e édition, a été présenté vendredi dernier à la presse. Il doit se dérouler, sous le haut patronage de SM le Roi, du 14 au 21 octobre. Initiée sous la thématique: «Le soufisme à la rencontre des sagesses du monde: La route du soufisme du Maroc vers l’Inde», cette édition est organisée en partenariat avec l’Association Fès-Saïss et le groupe Eco-Médias.

Elle se fixe comme objectif de conter l'une de ces aventures possibles d'un voyage du Maroc vers l’Inde. Un cantique qui se déclinera, une semaine durant, dans le jardin Jnane Sbill, la médersa Bouinania et sur l'esplanade de Bab Al Makina, en un programme de conférences, de concerts artistiques, de soirées de Samâa, et des créations musicales. «Notre festival se repositionne sur une saison différente. Organisé auparavant durant le mois d’avril, il sera désormais tenu en octobre pendant 10 jours avec un programme très riche», annonce Faouzi Skali, initiateur de l’événement. Pour lui, «ce festival donne à voir la richesse du patrimoine culturel soufi aussi bien au Maroc que dans le monde».

«Cette année, cette richesse va encore être plus perceptible du fait que la thématique est celle d’un voyage qui se fait du Maroc vers l’Inde, traversant de nombreuses cultures maghrébines, turques, iraniennes, et du sud-continent indien», promet l’anthropologue. En effet, ce festival suscite depuis sa fondation un intérêt particulier par le fait qu’il appelle, sous forme de soirées de Samâa, de chants et invocations spirituelles des confréries soufies et de nombreuses conférences et tables rondes, à la découverte de l’extraordinaire expression du patrimoine, la littérature, l’art, et la poésie soufie.

«Cette 10e édition montrera l’importance de la matrice culturelle du soufisme à travers le monde», indique Skali. Pour ceux qui ne le connaissent pas, le soufisme est «le patrimoine le plus riche parce qu’il est le plus diversifié et le plus profond à travers les siècles d'histoire, les cultures, et les langues». Il constitue de fait la trame vivante, et sans cesse renouvelée, de la civilisation de l’Islam. Cette même trame culturelle et spirituelle du soufisme fut sans doute au coeur de cette symbiose particulière entre les trois traditions abrahamiques, qui fut celle de l'Andalousie pendant près de huit siècles et dont le Maghreb reçut grandement l'héritage.

Et le festival de Fès mettra en lumière cet héritage à travers des soirées de chants et des panels de réflexions. Ainsi, la manifestation s’ouvrira par une création artistique intitulée «Hommage à Al Shustari: souffles de l’Amour divin, du Maroc vers l’Inde». Cela sera ainsi l'occasion de décrire ce voyage de l'Andalousie et du Maroc vers l'Inde par les nombreuses affinités que cette poésie dédiée à l'ivresse et à l'amour spirituel va trouver, en résonance, avec d'autres cultures soufies qui chantent cette poésie extatique en d'autres langues et d'autres accents.

Ce voyage croisera Abdelkader Al Jilani, Attar, Rumî et d'autres encore, qui font partie de notre histoire contemporaine dont les enseignements et les oeuvres sont restés comme des traces vivantes jusqu'à nos jours sur ce long parcours qui va du Maghreb al Aqsa (l'extrême Occident; le Maroc) jusqu'en Extrême Orient et en particulier en Inde, terre de rencontres de toutes les grandes spiritualités. Le festival se clôturera le samedi 21 octobre par une création originale avec les grandes voix du Samâa du Maroc.

Programme

LE programme de ce 10e festival comprend 14 tables rondes. De quoi créer une pensée collective autour du «Soufisme et le paradigme andalou», «Rûmi, Attar et Ibn Arabi: les racines spirituelles de la civilisation de l’Islam», «la spiritualité comme art de vivre», «la place du soufisme dans la culture arabe contemporaine», «l’interprétation du Coran dans une perspective spirituelle», entre autres. Ces thématiques seront débattues par des intervenants du Maroc et d’ailleurs. Y figurent notamment Assia Alaoui Bensalah, Driss Alaoui Mdaghri, Leili Anvar, Courtney Erwyn, Abdellah Ouazzani, Andrew Harvey et Katherine Marshall. Côté chants, le festival accueillera Farida Parveen, l’ensemble Al Firdaus de Grenade, Ihsane Rmiki, Ustad Daud Khan Sadozai (Afghanistan), les Tariqas Butchichiya, Rissouniya, Sharqawiya, Wazzaniya-Sqalliya, et Naqshbandiya.

 

 

 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc