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Entreprises

Transfert d'argent: WorldRemit et Wafacash font front commun

Par Franck FAGNON | Edition N°:5118 Le 03/10/2017 | Partager
La filiale d'AWB ouvre au britannique son réseau africain
2,5 milliards de dollars de transactions annuelles sur la plateforme
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Wafacash, la filiale d'Attijariwafa bank, va étendre son offre sur les marchés subsahariens grâce au partenariat avec la fintech WorldRemit, spécialisée dans les transferts en ligne (Ph. F.Alnasser)

Cinq ans après sa création, WorldRemit, la société de transfert d'argent en ligne, revendique 2,5 milliards de dollars de transactions annuelles sur sa plateforme. C'est encore très loin de ce que fait un acteur historique comme Western Union. En 166 ans d'existence, l'américain a eu le temps de se faire un nom et de se constituer un réseau mondial.

«Le seul vrai obstacle que nous rencontrons aujourd'hui est la notoriété. Une personne qui envoie de l'argent ne connaît pas forcément WorldRemit alors qu'il peut trouver dans un coin de rue un guichet Western Union», reconnaît Ismail Ahmed, président directeur général de WorldRemit. Pour se frayer une place sur le marché, les acteurs comme WorldRemit misent sur la révolution numérique et des tarifs low cost. Ils multiplient aussi les partenariats pour être plus visibles.

C'est le cas notamment avec Wafacash. La filiale d'Attijariwafa bank va ouvrir son réseau en Afrique francophone à WorldRemit. Le partenariat s'étendra au Bénin, Burkina Faso, Niger, Côte d'Ivoire et au Cameroun avant la fin de l'année. Contrairement aux marchés anglophones où le mobile money est développé, la réception d'espèces reste le mode de retrait dominant sur les marchés francophones. D'où l'intérêt de ce type d'alliance.

L'émergence des fintech sur le marché du transfert d'argent a poussé les acteurs traditionnels à s'adapter en proposant également des transferts en ligne. Mais en se positionnant sur des services à bas coût, l'objectif est aussi de capter les flux qui transitent par les circuits informels. Il y aurait autant de transferts d'argent par les voies formelles qu'à travers des sources non officielles. Les transferts de fonds de la diaspora d'Afrique subsaharienne atteindrait 34 milliards de dollars selon les prévisions pour 2017. Les Marocains résidant à l'étrangers (MRE) envoient 59 milliards de DH (6 milliards de dollars) en moyenne par an depuis 2010. 

WorldRemit permet le transfert d'une cinquantaine de pays vers plus de 140 destinations. Les pays africains sont encore des marchés récepteurs. A moyen terme, la société britannique veut proposer le transfert d'argent dans les deux sens. «Nous voulons doubler le nombre des pays émetteurs dans les prochaines années grâce en partie à l'intégration de plusieurs pays africains», indique le patron de WorldRemit. Sauf évolution de la réglementation des changes, le Maroc ne devrait pas figurer dans la liste. Par ailleurs, la société de transfert de fonds veut accroître les partenariats dans les pays d'intervention.

Pour 2017, WorldRemit table sur un chiffre d'affaires de 60 millions de pounds (équivalent de 754 millions de DH) contre 2 millions de pounds en 2012. L'entreprise réfléchit à une introduction en Bourse. Elle attend l'issue du Brexit pour mûrir son projet.

 

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