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    Africa Convergence: «Do you speak 2.0?»

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5117 Le 02/10/2017 | Partager
    Un think-tank autour de la transformation digitale
    Un événement organisé par La Tribune Afrique

    «Le futur Google sera africain!», «La data est la nouvelle matière première du continent», ou encore «l’Afrique a ses propres Steve Jobs»... Ce sont là les messages forts qui ont marqué un panel de la 2e conférence internationale «Africa Convergence». Un événement organisé par La Tribune Afrique qui vient consacrer «les nouveaux champions du Sud».

    Parmi les intervenants, une belle brochette du gotha du milieu des affaires africain, des patrons d’entreprises et de groupes, des ministres, des penseurs, des chercheurs, des banquiers,  des consultants, des fondateurs de start-up, des développeurs d’applications... 

    Mutations tous azimuts

    La rencontre a été marquée par des interventions du Dr Mo Ibrahim président de la Fondation éponyme, la porte-parole du HCR, le ministre malien de l’Investissement, ou encore le «Steve Jobs» congolais Verone Mankou, Ahmed Rahhou, PDG du groupe CIH...  Parmi les temps forts de cette journée, le panel dédié à la transformation digitale avec les multiples opportunités induites par l’Internet des objets (Internet of things). Selon Danny Van Heck, general manager EMEA de SAP, la transformation digitale offre une multitude d’opportunités à l’Afrique à travers les objets connectés.

    Il n’y a de limites que celles de l’imagination. Le virage digital est en train de repenser l’organisation du travail, les équipements automobiles, la santé connectée (connected health care) avec les centres de R&D, les compagnies d’assurances, le social media... De grandes transformations s’opèrent aujourd’hui dans les usages des technologies avec une multitude d’opportunités et des millions de possibilités qui s’offrent aux populations africaines. Pour illustrer ces mutations, Danny Van Heck a donné des exemples concrets qui ont révolutionné des activités tels que Airbnb dans l’hôtellerie, Uber dans le transport, ou encore le retail avec des plateformes e-commerce.

    «Toutes ces possibilités offrent une multitude de business, de data et d’opportunités. Uber ne pouvait exister sans réseau télécom, géolocalisation, e-paiement...», signale le dirigeant de SAP.  Mais dans un contexte afro-africain, il va falloir changer de logiciels pour optimiser les retombées de la transformation digitale. L’enjeu est de taille, puisque la connectivité avec l’information qui existe ailleurs permettra de stimuler encore plus d’intelligence, repenser le business, l’organisation du travail, voire fédérer de nouvelles opportunités.

    Et c’est déjà le cas au groupe bancaire marocain CIH. Selon Rahhou: «Forts de la transformation digitale, nous ne sommes plus une banque au sens classique du terme, mais une entreprise technologique qui offre d’autres services financiers».  C’est ce que Rahhou appelle le décloisonnement avec l’offre de services autres que les prestations d’une banque classique: «Avec le digital, il n’y a plus de frontières possibles, mais plutôt un décloisonnement total».  C’est dire qu’il y a déjà du concret. En effet, de nouveaux modèles émergent déjà dans le big data (micro-crédit, transfert d’argent...) et qui profitent déjà à des populations, qui sont exclues du système bancaire.

    Ce qui a permis aussi de désenclaver des territoires et contribuer à la richesse des populations. Ceci étant dit, il y a aussi la moitié vide du verre. Pour que le déploiement digital puisse prendre, il y a de nombreux défis en Afrique.  A commencer par l’éducation, l’infrastructure, l’accès à la technologie, le cadre réglementaire, les incitations... Plus encore, il n’y a pas un seul modèle, mais plusieurs. «Il ne faut pas se leurrer, il n’y a pas une seule Afrique mais 54 Afrique. C’est comme une classe avec 54 élèves, les bons et les mauvais...», relève Verone Mankou, patron de World Remit que l’on surnomme le Steve Jobs congolais.

     

     

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