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Analyse

Cour des Comptes: Les réponses de Rabbah

Par Nadia DREF | Edition N°:5077 Le 01/08/2017 | Partager
Poursuite de la réorganisation de l’ONEE
Le ministère travaille sur des scénarios pour clarifier le rôle et l'avenir de la SIE
Augmentation prévue de la facture énergétique 2017 de près de 45%
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Suite à la hausse du prix du pétrole, la facture énergétique est passée de 19,1 milliards de DH en 2002 à 54,4 milliards DH en 2016

Interpellé par la Cour des Comptes, Aziz Rabbah, ministre de l'Énergie, des Mines et du Développement durable a fait un exposé, devant le Parlement. Il a répondu à plusieurs questions relatives à l’ONEE, la SIE, l’efficacité énergétique et les indicateurs du secteur. A cette occasion, Rabbah a souligné «la place prépondérante de l'énergie dans le développement économique du pays et la sécurisation de ses besoins énergétiques».

Concernant l’Office national de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE), le ministre a confirmé la poursuite des réformes entreprises par le gouvernement précédent. Il s’agit de la réorganisation de cet établissement public par le biais de la signature, avec l’Etat, du contrat-programme. Ce dernier «a permis, d’une part, d’impulser l’Office et de sécuriser, d’autre part, les investissements énergétiques futurs, sans omettre l'importance de la contractualisation avec les élus au niveau des régions en conformité à des engagements clairs», estime Rabbah.

S’agissant de la Société d'Investissement énergétique (SIE), également dans le viseur de la Cour des Comptes, le ministre a rappelé que cette institution a été créée en 2010 avant la création de l’Agence marocaine pour l'Energie solaire (Masen), qui a pour mission le développement et la gestion des énergies renouvelables, en particulier le solaire et l’éolien. «Il est devenu impératif, dans le cadre de la complémentarité des institutions, de déterminer le rôle de la SIE, spécialement après avoir chargé l'Agence marocaine pour l'Efficacité énergétique de l’accompagnement et du suivi des programmes de l’efficacité énergétique», souligne Rabbah.

Il a également indiqué que le ministère travaille actuellement, en petit comité, avec le département de l’Economie et des Finances, en collaboration avec d'autres institutions, sur l’examen de scénarios potentiels pour clarifier le rôle et l'avenir de la SIE au cours du prochain conseil d'administration.

Par la même occasion, le ministre a présenté les grands piliers de la stratégie énergétique, à savoir, la disponibilité et la généralisation de l'accès à l'énergie, la maîtrise de la facture énergétique sans oublier la sécurité de l'approvisionnement énergétique et la préservation de l'environnement.

Le ministre a rappelé les défis majeurs de cette stratégie dont la forte dépendance aux sources d'énergie fossiles avec l’introduction progressive des énergies propres et renouvelables. A l’horizon 2030, le Maroc vise à atteindre 52% de la capacité installée en énergies renouvelables (solaire, éolienne, hydroélectrique et biomasse). Ceci permettra de réduire la dépendance énergétique vis-à-vis de l'étranger de manière significative.

Reste que la facture énergétique demeure trop salée, tirée vers le haut par une  consommation en augmentation conséquente au cours des quinze dernières années. Chiffres à l’appui: la facture énergétique est passée de 19,1 milliards de DH en 2002 à 106,6 milliards de DH en 2012 (niveau record) en raison de la hausse des cours du pétrole durant cette période avant de se stabiliser à 54,4 milliards DH en 2016. (Voir infographie).

Pour 2017, Il est prévu que la facture énergétique augmente de manière significative, de près de 45%, selon les estimations. Au cours des quatre premiers mois de l’année, la valeur d'importations énergétiques du Maroc a enregistré environ 22,7 milliards de DH contre 15,3 milliards de DH au cours de la même période de l'année précédente, soit une hausse d'environ 48%, alors que le pourcentage de la hausse des importations énergétiques a atteint 2,5%.

Hausse de la demande

La consommation d'énergie par habitant connaît une hausse progressive. Elle est passée de 0,36 tonne pétrole en 2002 à 0,57 en 2016. La demande en électricité par habitant a doublé pour la même période, en passant de 535 kWh par habitant en 2002 à 1.027 kWh par personne en 2016. Par ailleurs, la capacité électrique installée a enregistré un développement important. Elle est passée de 4.410 MW en 2002 à 8.327 MW en 2016. Elle devrait doubler pour atteindre environ 24.000 MW en 2030, et ce, en vue de suivre le rythme du développement de l'économie nationale et répondre à la demande croissante de la consommation d'énergie.  En ce qui concerne les hydrocarbures, la consommation du Maroc a enregistré 10,8 millions de m3 de produits pétroliers en 2016, et 1,16 milliard de m3 du gaz naturel, qui est utilisé principalement dans les centrales thermiques pour produire de l'électricité.

 

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