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    Culture

    Festival Al Haouz: Se cultiver tout en s’amusant

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5062 Le 11/07/2017 | Partager
    Le pari «Mourabiti»
    Un mélange plus qu’harmonieux entre fête et culture
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    Jusqu’au vendredi 14 juillet, toute la région célèbre le festival Al Haouz, organisé cette année par l’association Al Haouz pour la culture, l’éducation et le développement, présidée par Mohamed Mourabiti 

    «Il ne s’agit plus seulement de divertir le public, mais aussi de le cultiver, l’instruire, développer sa sensibilité artistique, former son jugement…». Voilà comment Mohamed Mourabiti a voulu présider la 4e édition du festival Al Haouz. Une rupture avec les précédents numéros, tant au niveau des programmes que des objectifs. Quand le gouverneur de la région demande à l’artiste peintre de prendre en main ce rendez-vous, c’était bel et bien pour lui donner une aura plus forte, plus étendue et plus

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    Les cavaliers de Tamesloht, Amizmiz et Tahanaout attendent le grand départ de la fantasia

    efficace aussi. Bien vu. La ville de Tahanaout a lancé les festivités ce week-end par un grand rassemblement des troupes du festival pour une parade colorée des arts contemporains et traditionnels avec les artistes d’Awaln’art. Acrobates, musiciens, mais aussi les marionnettes géantes, créées par l’artiste plasticienne Virginie Chevalier, qui ont permis à des jeunes du Haouz de se former pendant 3 ans à leur fabrication et manipulation. Car c’est ici aussi une nouveauté insufflée par le nouveau président Mourabiti, un grand intérêt porté à la jeunesse. Sont ainsi exposées les peintures de Meriam Ait Tagadirt, d’Hamza Wafdi et les photographies d’Abdessamad Idmoussa, des jeunes talents aux côtés du travail de Binebine, Yamou, Zemmouri, Bouhchichi, Lkhattaf et bien sûr Mourabiti. Tous des artistes de Tahanaout. 

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    Exit toutes les barrières, chacun y présente sa musique et ses danses entre les habitants, les invités et les visiteurs de passage

    L’envie première de ce festival est de dévoiler toutes les richesses du Haouz, trop peu valorisées et médiatisées au goût des habitants. Particulièrement quand le tout béton continue de gagner du terrain. Un débat mercredi est ainsi prévu à l’espace associatif entre Mohamed Alifriqui, coordinateur régional de l’Alliance marocaine pour le climat et le développement durable, le directeur du CIPA-Pierre Rabhi, Gueghlan Boujemâa, et Mostapha Taouallout, qui dirige les projets Amenagour et Atla(s) now tournés vers l’Oukaimeden. Chacun y livre ses expériences et connaissances sur les liens existant entre les patrimoines immatériel et naturel. Découverte encore pour les festivaliers de passage dans la région, qui apprécient tout particulièrement les circuits culturels organisés, chaque jour, vers Tinmel, Aghmat, Amizmiz ou l’Oukaimeden. Le volet cinéma est, lui aussi, essentiel et, comme le reste, entièrement dédié à la région. Une programmation savamment concoctée par Mohammed Chouika, qui a choisi de coller à la «multiplicité de styles de vie qui règnent dans la région». Autant de différences donc dans ses choix, allant des films courts aux fictions et documentaires, en arabe dialectal, en amazigh ou en français, dans les villes participantes comme Tahanaout, Aït Ourir ou Aghmat. Une semaine riche en rendez-vous donc où l’on passe de la culture à la fête sans même s’en apercevoir.

    Avant-goût de clôture

    Vendredi 14 juillet, fin des festivités. Avant de déguster la cuisine du chef Moha et d’assister au grand concert de clotûre, cette dernière journée sera marquée par la conférence «JamSalam pour les intercultures et la paix». L’actuel ministre des Habous, Ahmed Toufiq, André Azoulay, la directrice des rédactions du groupe Eco-Médias, Nadia Salah, et Mouna Kadiri, secrétaire générale de l’association Jam Salam, sont attendus pour ce débat d’échanges en faveur du vivre-ensemble. Jam Salam incarnant «un plaidoyer pour le déploiement de politiques interculturelles, au nord comme au sud, d’envergure au moins aussi importante que l’ardeur mise dans les politiques de défense, écrit Kadiri. Le ton est donné.

     

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