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    «Le Maroc est à la croisée des routes maritimes»

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5060 Le 07/07/2017 | Partager
    Une économie sous-régionale est en train de se créer entre le Maroc et l'Afrique de l'Ouest
    Des escales sans transbordement sur la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Bénin et le Liberia
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    Jean Philipe Thenoz, senior vice-président Business development & special projects: «Nous nous apprêtons à lancer une importante commande de grands bateaux avec de nouvelles motorisations» (Ph. JM)

    - L'Economiste: Quels sont les enjeux de cette nouvelle ligne du Maroc vers l'Afrique de l'Ouest?
    - Jean-Philippe Thenoz: La nouvelle ligne vient accompagner la dynamique des échanges entre le Maroc et le reste de l'Afrique. Pour nous, le Maroc est le pays le mieux placé pour couvrir à la fois les besoins européens et ceux africains. La géographie du Maroc est au centre de nos lignes.  Nous utilisons abondamment le port de Tanger pour faciliter le croisement de lignes Est-Ouest, celles qui font Asie-Amérique et qui s'arrêtent à Tanger ainsi que celles qui font Europe-Afrique. Pour nous, le Maroc est à la croisée des routes maritimes. Nou sommes à la fois présents sur ces grands axes, mais nous croyons aussi beaucoup dans les dynamiques régionales. Du coup, nous mettons les grands bateaux sur les grands axes et les petits navires pour servir les économies régionales. Aujourd'hui, une économie sous-régionale est en train de se créer entre le Maroc et l'Afrique de l'Ouest, avec une forte présence des opérateurs marocains. Un nouvel ensemble économique est en train de se créer, dans lequel nous voulons être présent. 

    - Y a-t-il aussi une logique triangulaire pour accompagner les flux France-Maroc-Afrique?
    - Absolument! Le Maroc investit énormément en Afrique de l'Ouest. Nous voulons accompagner cette dynamique non seulement avec nos clients actuels et ceux de demain, mais aller au-delà. L'adhésion du Maroc à la Cedeao va permettre aux exportateurs marocains de bénéficier d'une refonte des droits de douane et taxes. Ce qui facilitera encore plus les flux à l'export sur des pays qui sont pratiquement des cousins. CMA CGM compte aider le développement de ce trafic régional. C'est un intérêt stratégique pour nous en tant que compagnie de transport maritime.

    - Où réside la valeur ajoutée de l'offre Wazzan Two?
    - Notre valeur ajoutée consiste à offrir, en direct au départ de Casablanca, des escales sans transbordement sur la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Bénin ainsi que le Liberia. Nous sommes le seul opérateur qui déploie 3.400 TU de capacité par semaine à destination de l'Afrique de l'Ouest.

    - Quelles sont vos ambitions en termes de volume cargo sur l'Afrique de l'Ouest?
    - Avec Wazzan II, nous tablons sur 1.100 TU par semaine. Au départ de Casablanca uniquement, l'on compte réaliser entre 100 et 150 TU par semaine et de croître avec le marché. 

    - Aujourd'hui, quels sont les ingrédients d'une flotte compétitive?
    - Les ingrédients de la flotte sont essentiellement dans les grands axes avec les grands navires. Plus le navire est grand, plus le coût du stock est bas. En revanche,  plus le navire est gros, plus il faut de partenaires et de remplissage. Nous nous apprêtons à lancer une importante commande de grands bateaux avec de nouvelles motorisations, parce que la règlementation maritime va changer, compte tenu des empreintes carbone. La réglementation anti-soufre nous pousse à réfléchir sur la propulsion au gaz, au fuel propre. 

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