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Plomb: Ce que risquent nos enfants

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5036 Le 01/06/2017 | Partager
L’exposition à ce poison favorise la microcéphalie, l’épilepsie et d’autres troubles neurologiques
Une étude montre aussi les effets sur la fonction d’attention visuelle des enfants scolarisés
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La poterie représente un grand danger pour les enfants. En effet, les conclusions du Centre anti-poison, relevant du ministère de la Santé, ont mis l’accent sur l’impact direct de l’exposition des enfants au plomb sur leur système nerveux, cardiovasculaire et immunologique avec des conséquences irréversibles  (Ph. Bziouat)

Khôl, jouets pour enfants, crayons feutres, tagines… autant de sources d’empoisonnement rarement soupçonnées. Les effets dévastateurs du plomb, très présent dans ces produits, sont responsables de 0,6% de la charge mondiale de la santé. Plus de 600.000 cas de retard intellectuel chez les enfants sont recensés chaque année dans le monde.

Au Maroc, «l’intoxication au plomb demeure une source de préoccupation majeure», selon le Centre anti-poison, relevant du ministère de la Santé. Ses responsables ont réalisé une évaluation de l’imprégnation en plomb chez les enfants, surtout à proximité des zones industrielles.

Cette «étude a montré une forte prévalence de plombémie chez cette population». Les conclusions des experts du Centre anti-poison, qui se sont penchés notamment sur le cas du site industriel et artisanal Aîn Nokbi à Fès, sont alarmantes. L’étude menée avait pour objectif de déterminer les plombémies des enfants des populations exposées, vivant autour d’un site industriel. Ces données ont été comparées avec celles d’enfants vivant dans d’autres zones non exposées.

Face au niveau élevé d’exposition des enfants à ce poison, ils avancent que «la délocalisation du site industriel s’impose, parallèlement au déploiement de mesures correctives et préventives». Surtout que les examens biologiques et cliniques menées auprès d’un échantillon de cette population ont mis à nu les dangers encourus, particulièrement par les enfants.

Ces examens ont «mis en évidence l’apparition de quelques troubles essentiellement neurologiques. Ils étaient de type de microcéphalie, d’épilepsie, d’agitation, de retard du langage et de la marche… A cela s’ajoutent certains cas de troubles digestifs ou de douleurs musculaires et articulaires. Face à l’importance de la menace, un programme de dépistage de masse, particulièrement dans les zones à risque, est recommandé. Surtout face à l’impact négatif de l’exposition au plomb, même à très faible taux. C’est ce qui ressort de cette étude du Centre anti-poison, qui a porté sur «l’effet de l’exposition sur les fonctions cognitives des enfants scolarisés».

Cet examen a concerné un échantillon d’une population à risque au niveau de la province de Marrakech. La totalité des enfants impliqués dans cette étude présentent une surcharge en plomb au niveau des ongles. Résultat: les troubles d’attention visuelle sont prédominants (88,5%). Les scores obtenus par le test Raven étaient très bas. Pour les responsables de cette instance, la relation entre la teneur en plomb dans les ongles et la fonction d’attention visuelle a été mise en évidence. D’où l’urgence d’agir en vue de «délimiter les sources de contamination pour prévenir le risque de saturnisme».

 

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