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    Régions

    Rabat/Conseil de la ville/ PAM, PJD: Grabuge autour de la gestion

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5035 Le 31/05/2017 | Partager
    Refus du visa du budget, non adoption de l’organigramme de la commune… les reproches
    L’abus de certains élus PJD dans l’utilisation du carburant est soulevé
    Pour la mairie, la consommation a été largement réduite par rapport au passé

    Blocages  et tensions dominent les travaux du conseil de la ville de Rabat depuis l’élection du nouveau bureau dirigé par le maire pjdiste, Mohamed Sadiki. C’est le cas de la session du mois de mai qui a été clôturée ce mardi avec l’adoption de près de 50% de l’ordre du jour composé de 17 points.

    Aucun des 8 points prévus lors de la dernière réunion n’a été débattu par les membres du conseil suite au blocage imposé par les élus du PAM formant l’opposition avec le groupe de la FGD. Ils avaient exigé des excuses de la part du président du groupe PJD à qui ils reprochent de qualifier les conseillers du PAM «d’ignorants».

    Face à son refus catégorique, les conseillers du PAM ont, en guise de représailles, bloqué les travaux de la réunion du conseil et fait un plaidoyer sur la mauvaise gestion de la nouvelle direction dirigée par le PJD. Pour commencer, ils rappellent le manque de compétence de la nouvelle direction en évoquant comme argument la non adoption par la wilaya du projet de budget 2017 et également celui de l’organigramme de la commune. «Les remarques faites par nos élus lors de l’examen de ces deux projets n’ont pas été tenues en considération par le bureau du conseil», avance un conseiller du PAM.

    Depuis son arrivée il y a deux ans,  la nouvelle direction conduite par le PJD n’a pu réaliser aucun projet significatif au profit des habitants de la capitale, ajoute pour sa part Omar Hayani, conseiller de la FGD. Le refus du visa du projet du budget et la non adoption de l’organigramme de la commune sont un véritable bras de fer entre l’ex-wali, actuellement ministre de l’Intérieur, et la direction du PJD qui conduit le conseil de la ville de Rabat», explique un élu responsable dans la commune.

    «Les reproches faits par le wali pour justifier son refus de viser le budget 2017 ne sont pas fondés», ajoute-t-il. A titre d’exemple, la wilaya nous a demandé de réduire les recettes jugées gonflées et en même temps d’augmenter certaines rubriques de dépenses comme celles d’indemnisation  des jugements, alors que la réglementation exige de présenter un budget équilibré, explique-t-il.

    En plus de la question de l’incompétence, les conseillers du PAM ont évoqué également le manque de transparence dans l’utilisation du carburant par un élu PJD qui occupe le poste de l’adjoint du président de l’arrondissement de Youssoufia. Ils lui reprochent de profiter de l’absence du président pour s’octroyer 25 bons de carburants, d’une valeur estimée à 2.500 DH par mois.

    «A l’instar des autres vice-présidents, ma dotation est de 15 bons, et le reste, soit 10 bons, était utilisé pour répondre aux besoins des ambulances et camions, notamment durant le week-end, rétorque le vice-président pjidiste concerné. «En dépit de la mauvaise santé financière de la ville, on a procédé cette année à l’achat de nouvelles voitures aux adjoints du maire», indique un élu du PAM. Parmi ces voitures, deux sont immobilisées depuis leur acquisition, sur le parking de la commune, un gâchis, s’indigne-t-il.

    Face à ces critiques, Lahcen El Amrani, premier vice-président du maire, rappelle que la gestion du parc a été nettement améliorée par rapport à un passé opaque marqué par le gaspillage. Auparavant, la dotation des arrondissements en carburant se situait à 10 et 15% du budget de l’arrondissement contre moins de 5% actuellement.  Même constat pour la commune dont la consommation du carburant a été réduite à près de 4 millions de DH contre plus de 9 millions de DH avant l’arrivée du niveau bureau.

    A ce titre, El Amrani rappelle le cas de l’arrondissement de Yakoub Al Mansour où le nouveau président du PJD a procédé à l’annulation d’un marché de carburant en cours d’adjudication lors de son arrivée pour un montant de 800.000 DH.
    Le lancement de ce marché était inutile, car l’approvisionnement pour le reste de l’année en carburant a été assuré par le marché précédent.

    Ces dysfonctionnements qui concernent presque l’ensemble des collectivités  du pays s’explique par l’absence d’un cadre réglementaire pour la gestion des parcs de véhicules et du carburant de ces collectivités, explique un ex-SG d’une commune. En général, les présidents des communes exploitent les voitures, les bons de carburant et les téléphones portables pour acheter la sympathie des conseillers contestataires sans oublier bien entendu certains élus de leur parti.

    «Ces conseillers bénéficient déjà d’indemnités mensuelles  respectables qui devraient en principe couvrir leurs charges de déplacement et de téléphone, rappelle un conseiller selon qui le système actuel tue tout volontariat chez les élus.

    L’expropriation contestée

    Parmi les points reportés, il y a celui qui concerne l’expropriation par la ville d’un terrain de près 20 ha  appartenant au domaine Aït Medoun. Une opération mal vue par les élus de la FGD. Il s’agit d’une décision d’expropriation au nom d’utilité publique lancée par la ville, mais qui va permettre au maire d’en tirer profit à titre personnel en réglant la situation juridique de son logement qu’il a acquis chez son ex-employé Redal, indique Omar Hayani. Le vice-président de la commune rejette cette accusation en signalant que ce point a été proposé à l’ordre du jour par la wilaya et non la commune. Et d’ajouter, les élus du PJD ne voteront pas oui pour ce point qui sera examiné lors la dernière séance  de la session prévue mardi prochain.

     

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