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Investir dans le climat, un relais de croissance

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5033 Le 29/05/2017 | Partager
Progression du PIB des pays du G20 grâce à des mesures ciblées
L’OCDE appelle à miser sur les infrastructures

La croissance économique et la lutte contre le réchauffement climatique vont de pair. Rapprocher l’action en faveur de la croissance de celle qui vise le climat, au lieu de traiter ce dernier séparément, pourrait accroître le PIB des pays du G20 de 1% d’ici 2021 et 2,8% d’ici 2050. C’est ce que recommande l’OCDE dans son étude intitulée «Investing in Climate, Investing in Growth».

Si l’on prend en compte les retombées économiques positives de l’élimination de certains effets du changement climatique, comme les dommages imputables aux inondations côtières et aux tempêtes, l’augmentation nette du PIB en 2050 est proche de 5%.

L’étude indique que les pays du G20 (qui représentent 85% du PIB mondial et 80% des émissions de CO2) devraient adopter une panoplie de mesures favorables à l’économie et à l’environnement. Cela suppose de conjuguer des mesures climatiques telles que la tarification du carbone avec des initiatives économiques d’appui.

«…Il n’y a pas d’excuse économique qui justifie de ne pas agir contre le changement climatique et le problème est si urgent que nous devons passer à l’action maintenant», a indiqué Angel Gurría, secrétaire général de l’OCDE, lors de la présentation récemment du rapport dans le cadre du dialogue de Petersberg sur le climat, à Berlin.

Les investissements dans les infrastructures réalisées pendant les dix à quinze ans qui viennent seront déterminants pour atteindre l’objectif de l’accord de Paris conclu en 2015, à savoir stabiliser le changement climatique. Retarder l’action finira par coûter plus cher. Dans son travail d’analyse, l’OCDE montre qu’agir après 2025, et non dès maintenant, entraînerait une perte de PIB dans les économies du G20 de 2% en moyenne au bout de dix ans. Ce qui imposerait de mettre en œuvre des mesures climatiques plus strictes.

L’OCDE chiffre à 6.900 milliards de dollars le montant des investissements nécessaires chaque année d'ici 2030 dans les infrastructures. L’objectif est de limiter à moins de 2% la hausse de la température mondiale. Ce montant est supérieur de seulement 10% par rapport à une croissance intensive en carbone. De plus, les infrastructures respectueuses du climat sont moins énergivores et permettraient de faire chaque année des économies d’énergies fossiles de 1.700 milliards de dollars au total. Ce qui compenserait largement le surcoût.
F. Z. T.

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