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Entreprises

La CIMR s’ouvre au grand public

Par Franck FAGNON | Edition N°:5033 Le 29/05/2017 | Partager
L’excédent d’exploitation s’améliore de 17%
Plus besoin d’être employé par un affilié pour adhérer au régime

Les principaux voyants restent bien au vert pour la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR). Elle a dégagé un excédent d’exploitation de 4,7 milliards de DH en 2016 en hausse de 17%. Cela vient renforcer la réserve de prévoyance à 45 milliards de DH. Elle équivaut à 9,87 années de prestations, se réjouit Khalid Cheddadi, président-directeur général de la CIMR.

La solidité du régime dépend aussi de la santé des entreprises et du comportement du marché de l’emploi. Malgré le contexte économique difficile, le nombre d’actifs cotisants a augmenté de 3,1% en moyenne entre 2013 et 2016 pour s’établir à 333.646. Par comparaison, le régime CNSS en compte 3 millions. Le moteur démographique demeure favorable avec un rapport actifs/retraités qui ressort à 2,36% à fin 2016.

L’année dernière, la CIMR a servi 3,8 milliards de DH de pensions soit une retraite annuelle moyenne de 23.529 DH (moins de 2.000 DH par mois). Les écarts peuvent être importants selon les affiliés, mais ce niveau moyen de pension reflète la faiblesse des cotisations à la CIMR.

Les entreprises souscrivent généralement au régime de base. En fin de carrière, c’est souvent un choc pour les retraités puisque leur pouvoir d’achat aura subi un gros coup de rabot. En combinant les pensions CIMR et le régime général CNSS qui est plafonné à 4.200 DH, le taux de remplacement est limité.

«L’on ne peut pas préparer une bonne retraite en 5 ou 10 ans. Il faut la préparer sur toute la carrière professionnelle», conseille le président de la CIMR. De plus, «pour avoir un taux de remplacement de 70%, il faut épargner au moins 25% du revenu dès le début de carrière. Personne ne le fait au Maroc, raison pour laquelle nous avons des retraites de misère», constate Khalid Cheddadi.

Avec la transformation de la CIMR en mutuelle, le taux de contribution maximale à la CIMR a été relevé à 24% contre 20% auparavant. Le changement statutaire ouvre de nouveaux horizons à la Caisse mais enlève aussi certaines souplesses comme la liquidation de la part salariale. Désormais, un salarié qui a quitté son employeur ne pourra plus récupérer ses cotisations avant 50 ans au moins. «C’est un changement qui va dans l’intérêt des salariés, même si cela peut paraître contraignant dans un premier temps», relève le président de la CIMR.

Par ailleurs, le changement de statut élargit le périmètre d’intervention de la CIMR. Le régime est ouvert au grand public. Jusque-là, seuls les salariés des entreprises adhérentes pouvaient y cotiser. Ceci permet à la Caisse de compléter son offre de deux nouveaux produits: Al Moustakbal individuel et groupe. Al Moustakbal individuel s’adresse à toute personne physique. Elle peut constituer une retraite complémentaire à son rythme.

Pour chaque versement mensuel, un minimum de 200 DH est exigé. Les cibles potentielles sont estimées entre 5 et 6 millions de personnes. La souscription à l’offre sera dématérialisée. Une application sera disponible à partir de septembre 2017. Ceci dit, Al Moustakbal individuel ne permet pas les rachats en cas d’imprévus ou autres urgences qui pourraient survenir.

«Nous ne voulons pas nous mettre sur le même plan que les compagnies d’assurances. Notre objectif est de permettre à nos concitoyens de se constituer un revenu de retraite», explique Cheddadi.

38% du portefeuille de placements exposés à la Bourse

Les placements de la CIMR ont rapporté 2,7 milliards de DH en 2016 en hausse de 28% sur un an. Le portefeuille de la Caisse est valorisé à 53 milliards de DH, dont une plus-value latente de 10 milliards de DH. La Caisse a bénéficié comme d’autres investisseurs du rebond de la Bourse en 2016. Plus de la moitié du portefeuille est investie en actions dont 65% en titres cotés (38% du portefeuille global). Les actifs obligataires pèsent 38%. Les opérations dans l’immobilier et l’infrastructure représentent 4%.
Le passage sous la tutelle de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) pourrait entraîner des modifications dans la politique de placement de la CIMR. Une circulaire de l’Acaps viendra préciser les nouvelles règles du jeu.

 

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