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Competences & rh

Rencontres sciences du management: Quand le dirigeant est une femme

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5019 Le 09/05/2017 | Partager
Zoom sur l’approche genre
Pour ces 3es rencontres des sciences du management
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Mohamed Benabid, rédacteur en chef de L’Economiste (en costume noir), a présidé avec Saâd Benkirane, directeur général d’Idoine, le symposium dédié à la femme dirigeante  (Ph. Mokhtari)

Le pouvoir est une notion à forte charge masculine. Tout particulièrement au Maroc. Les médias sont en première ligne pour améliorer la visibilité des femmes, qui ont réussi à se hisser à des postes de dirigeantes. «Il s’agit d’insister sur ce qu’elles ont accompli, sur leurs valeurs intrinsèques, et non sur le simple fait que ce sont des femmes» développe Mohamed Benabid, rédacteur en chef de L’Economiste. Ériger des modèles en quelque sorte pour initier plus de diversité au sein des entreprises.

Différentes tables rondes, organisées à l’occasion des 3es Rencontres internationales des sciences du management (RISM), ont permis d’aborder les pratiques d’égalité professionnelle, avec un zoom tout particulier sur l’approche genre. La vice-présidente de l’IMAS, l’Institut marocain de l’audit social, Doha Sahraoui, qui est aussi professeure à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, pointe du doigt l’absence de femmes dirigeantes d’université.

«Quel modèle donnons-nous alors à nos étudiantes? Elles n’ont personne à qui concrètement s’identifier». En effet, on se heurte là à la question de la résistance au changement. Pourtant, cette injonction générale à la virilité, lorsque l’on vise des postes à responsabilité, a des conséquences pour tous.

Santé, pénibilité ou rôle de père relégué au placard, les hommes aussi auraient tout intérêt à travailler à la promotion équitable des femmes. «La première étape serait de les voir assumer leur part de responsabilité au sein de la sphère privée», glisse dans le débat François Fatoux, consultant en responsabilité sociétale des entreprises.

Il faut dire que les entreprises du 19e siècle ont été créées par des hommes et pour les hommes. Le patriarcat au sein des familles et des entreprises étant à la racine de ces inégalités qui perdurent encore aujourd’hui. Alors pour partir d’une base toute simple, Françoise De Bry, maître de conférences en sciences de gestion à l’Université Paris-XI, rappelle les conclusions d’une récente étude autour des neurosciences. Prenant les cas du cerveau de l’homme et de celui de la femme, le constat n’a révélé aucune différence entre les deux!

«Nous ne pouvons donc plus parler de valeurs masculines et de valeurs féminines», insiste-t-elle. La question des quotas a naturellement été soulevée. Si certains s’en offusquent, elle apparaît comme une solution permettant aux femmes de se hisser dans les hautes sphères de l’entreprise. Jacques Igalens de l’Université de Toulouse matraque l’intérêt des quotas qui ont créé des viviers.

«Parmi les modernistes, il y a ceux qui s’y opposent. Mais leur système pour atteindre la parité, sans cette politique, arrivera au but dans 80 ans! Je préfère ceux qui veulent dépasser les principes pour ne viser que l’efficacité de la méthode», confie-t-il. Même point de vue chez Doha Sahraoui qui confirme comment «les quotas imposés au Maroc ont aidé les femmes à aller vers plus de responsabilité et à s'ériger comme des modèles de réussite». Rappelon  !s d’ailleurs que, dans le Royaume, 85% des femmes dirigeantes sont mariées et mères de 2 enfants.

Les briseuses du «plafond de verre»

S’il n’y a pas de portrait robot de la femme marocaine dirigeante, il existe 3 profils, selon un travail de fond mené par Doha Sahraoui.
Les résignées, qui arrivent souvent «par hasard» à leur poste. Elles ont intégré des entreprises tournées vers l’objectif de l’égalité des genres, profitant donc de politiques qui les motivent à monter dans la hiérarchie. Pour autant, elles reçoivent peu de soutien au sein de leur entourage, qui passe des parents au mari, sans oublier la belle-famille.
Les expertes sont, quant à elles, soutenues par leurs proches. Si elles ont de fortes ambitions professionnelles, elles ne veulent pas pour autant sacrifier leur vie privée. Les ascensions seront donc moins importantes, mais cet équilibre recherché sera respecté.
Les carriéristes, elles, avancent coûte que coûte. Elles gèrent tout à la fois, vie privée et carrière, «à l’américaine». Le prix à payer étant l’absence total de temps et d’espace pour elles-mêmes. o

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