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Festival de la diplomatie culinaire: Un concept unique

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5009 Le 24/04/2017 | Partager
Les organisateurs souhaitent l’inscrire au patrimoine mondial de l’Unesco
Un beau livre, alliant culture, esthétique et gastronomie également en projet
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Oussama Skali, directeur du festival: «Nous envisageons à court terme de nous ouvrir sur les autres pays africains, dont la riche gastronomie associée à de fortes traditions fera d’eux des hôtes d’exception pour notre événement» (Ph. YSA)

- L’Economiste: Le concept de ce festival est unique. Comment se présente la demande pour cette 2e édition?
 - Oussama Skali:
Le concept, que nous avons créé avec la société d’ingénierie culturelle Parchemins Concepts, est unique au Maroc, et nous ne connaissons pas d’autres festivals dans le monde qui se basent sur cette idée. La notion même de diplomatie culinaire est assez peu répandue, à part pour certains pays qui se sont engagés depuis longtemps dans cette voie, comme la France, ou plus récemment, le Pérou. La gastronomie marocaine a tout intérêt à développer ce concept. C’est pour cela que nous avons pour objectif de l’inscrire au patrimoine mondial de l’Unesco. Dès lors, ce Festival suscite beaucoup d’intérêt, tant au niveau national qu’international, et aussi bien chez le public, les médias et nos partenaires.
 D’ailleurs, tous nos partenaires de la première édition, tels que Crédit Agricole du Maroc, ont réitéré leurs engagements cette année. Mais nous avons aussi l’honneur de travailler avec de nouveaux partenaires, qui font complètement sens avec le projet, comme l’Union Pour la Méditerranée, la Mairie de Huelva en Espagne, la Fondation Tres Culturas et d’autres. Enfin, nous avons le plaisir, également, de susciter l’intérêt de grands chefs qui ont accepté de nous accompagner pour cette édition, comme Christian Tetedoie, étoilé michelin, élu meilleur ouvrier de France et président de l’association des grands chefs de France. De même que Stefania Barzini, chef et journaliste italienne de grande renommée. Fernando Pérez Fernández, un des meilleurs chefs de Huelva, ville hautement réputée pour sa gastronomie.

- Plusieurs diplomates soutiennent l’événement. Disposez-vous d’un programme pour la diplomatie culinaire africaine?
- Nous travaillons étroitement avec les Ambassades française, espagnole et italienne (l’année dernière, d’autres pays étaient représentés), ainsi qu’avec des diplomates de l’UPM et de l’ONU. La dimension diplomatique est partie intégrante de ce Festival. Chaque année nous varions nos partenaires.
De plus, nous avons prévu pour les prochaines éditions, maintenant que la «table de la méditerranée» est bien installée, d’y inviter un pays extra méditerranéen. Etant donné la dynamique dans laquelle s’inscrit le Maroc pour l’Afrique, il va de soi que nous envisageons à court terme de nous ouvrir sur les autres pays africains, dont la riche gastronomie associée à de fortes traditions fera d’eux des hôtes d’exception pour notre événement. Cela nous permettra aussi de voir les liens culturels qui se sont historiquement tissés avec les autres pays africains à travers la gastronomie.
- Des chefs de renom accompagnent la manifestation. Proposent-ils une carte spéciale pour le festival?
- Chaque soirée du festival connaîtra l’organisation d’un dîner gastronomique accompagné de débats, préparé par l’un des chefs que j’ai cités. Nous appliquons le concept de la diplomatie dès la cuisine! Les chefs des différents pays seront amenés à travailler ensemble pour à la fois présenter leurs propres gastronomies, mais aussi réaliser des créations communes.
Ainsi, chaque soir, c’est une tradition du Maroc qui rencontre un autre pays. Le premier soir, ce sera la tradition hébraïque du Maroc qui rencontrera l’Espagne. Ensuite ce sera  la tradition amazighe du Maroc qui rencontrera la France. Enfin, le dernier jour, ce sera la tradition arabo-andalouse du Maroc qui rencontrera l’Italie. Ces rencontres interculturelles seront exprimées tout au long des concerts que nous organisons chaque jour avant le repas, qui est la création artistique de cette édition, intitulée «la quête de Ziryâb», à laquelle participent plusieurs nationalités.
Notons que toutes les synthèses de cette édition seront publiées sur notre site (www.diplomatieculinaire.org), avec lequel nous voulons faire vivre la diplomatie culinaire tout au long de l’année. Nous avons, par ailleurs, prévu des événements ponctuels au Maroc et dans le monde, sous la tutelle de notre Festival. Tous ces travaux seront réunis sur notre site Internet. A terme, nous envisageons d’en faire un beau livre qui allie les dimensions culturelle, esthétique et culinaire.
Propos recueillis par Youness SAAD ALAMI

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