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Entreprises

Digital: Le secteur de l’assurance ne doit pas rater le coche

Par Reda BENOMAR | Edition N°:5009 Le 24/04/2017 | Partager
La bancassurance a contribué à l’essor de l’activité au Maroc
L’arrivée des fintechs met les acteurs traditionnels «sous pression»
Les 12 prochains mois seront décisifs pour amorcer définitivement le virage du digital
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La signature d’une convention entre le Maroc et le Sénégal ouvre la voie à une collaboration que Adj Mor, président de la Fédération sénégalaise des sociétés d’assurances, souhaite inscrire dans le long terme (Ph. FMSAR)

Plus que tout autre domaine, le monde financier a toujours entretenu une relation étroite avec le numérique. Assis côte à côte, Ahmed Rahhou et Adil Douiri ont longuement échangé sur l’apport du digital à la bancassurance. «Les consommateurs ne veulent plus de services standardisés», explique Douiri.

Cofondateur de CFG Bank, il insiste sur le fait que le digital permet à sa banque de se déployer plus rapidement sans la nécessité d’ouvrir plus d’agences physiques. Selon lui, «le client n’a plus besoin de voir son conseiller que lors de moment clé dans sa vie bancaire».

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 L’évènement comprenait un programme de 6 conférences plénières animées par 40 experts nationaux et internationaux. Des rendez-vous  B to B ont également été organisés lors de ces 2 jours (Ph. RB)

Ahmed Rahhou a insisté sur l’avènement de nouveaux business models. «La gratuité est partout. Surtout chez les GAFA. Le nerf de la guerre est désormais la data. Quand vous avez accès à un service gratuit que ce soit sur internet ou autre en général, le produit c’est vous. Surtout si vous acceptez que vos données soient collectées, vendues ou utilisées à des fins commerciales par des entreprises tierces», explique-t-il. En tout cas, les assureurs sont unanimes.

L’essor des banques marocaines a porté dans son sillage celui du secteur de l’assurance. «L’activité a clairement profité du développement des banques marocaines», avoue Ali Harraj, président-directeur général de Wafa Assurance. Ce dirigeant a aussi insisté sur l’avènement des fintechs et intechs, ces startups ou PME à fort potentiel disruptif, qui «mettent les acteurs traditionnels sous pression».

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Atlantic Radio était présente à la 4e édition du rendez-vous de Casablanca de l’assurance. Fayçal Tadlaoui a animé l’émission Les Experts en direct depuis l’évènement, recevant des invités de choix parmi les intervenants de la rencontre (Ph. L’Economiste)

Bien consciente de l’apport du digital, l’assurance tarde à l’adopter concrètement. Pour beaucoup d’observateurs, c’est la faute à la législation qui «évolue lentement par rapport aux ambitions du secteur en la matière. Les 12 prochains mois seront décisifs». Signal fort pour tous les opérateurs, en 2016 deux des plus grands acteurs internationaux, Allianz et Axa, ont investi respectivement 650 et 450 millions de dollars dans le développement de leur activité digitale.

Ce rendez-vous de deux jours, auquel ont pris part la présidente de la CGEM, Miriem Bensalah-Chaqroun, et le wali de la région de Casablanca-Settat, Khalid Safir, outre des ambassadeurs et des professionnels du secteur venant de plusieurs pays, a examiné plusieurs problématiques liées au digital dans son introduction dans le monde de l’assurance. Les six panels au programme ont été animés par des experts nationaux et internationaux.

Parmi eux,  Dirk Kempthorne (chairman of global Federation of Insurance Associations (GFIA)) et Charles F. Lowrey (executive vice president and chief operating officer, International Business Prudential Financial Inc) ou encore Patrick Raffort (président, Fédération des garanties et des assurances affinitaires (FG2A)) et Adama Ndiaye, (président, Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF)), auxquels se sont jointes de grosses pointures du monde de la banque et de la finance, comme Adil Douiri (président de CFG Bank), Ahmed Rahhou (PDG de CIH Bank), Ali Harraj (PDG, Wafa Assurance) et Pierre De Villeneuve (président executif chez BNP Paribas Cardif).

Une convention à la clé

La Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance et la Fédération sénégalaise des sociétés d’assurances ont signé, le mercredi 19 avril, une convention de coopération qui prévoit une rencontre, deux fois par an, pour échanger et partager les expériences réussies de part et d’autre. Elles se sont accordées sur un échange de données techniques pour construire des bases de comparaison utiles à leurs membres, et ont également prévu un échange de compétences. En effet, les deux pays s’engagent à recevoir des stagiaires et/ou des cadres pour de courtes durées aussi bien auprès des deux associations professionnelles qu’auprès des sociétés d’assurances membres.

 

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