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Economie

1er mai: Les syndicats ruminent leur colère

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5002 Le 13/04/2017 | Partager
Le bilan social négatif de l'équipe Benkirane
L'UMT accorde un répit de 100 jours au gouvernement avant d'enclencher les protestations
La CDT ne compte pas attendre

C'est un 1er mai «assez spécial» qui attend les syndicats et leurs affiliés. D'abord en raison du retard pris dans la formation du gouvernement et donc les réunions classiques du dialogue social ne pourront pas se tenir. Aucune mesure sur les dossiers qui tiennent à cœur au centrales syndicales ne risque donc d'être prise vu les délais. Ensuite, les centrales comptent revenir  sur «le bilan négatif» du gouvernement  Benkirane.  

Le mandat de l'ancien gouvernement s'est achevé sur des bras de fer  avec les centrales syndicales, lesquelles n'ont rien pu décrocher alors que la liste des revendications n'a pas cessé d'augmenter. En parallèle, l'ancien gouvernement a fait passer plusieurs réformes stratégiques sans concertation avec elles.
«Au lieu de  célébrer les acquis, la fête du travail sera une nouvelle journée de protestation. L'année s'est terminée sans qu'aucun dossier n'avance.  Ni dialogue social, ni augmentations de salaires, ni valorisation du smig…», souligne El Miloudi El Mokharek, secrétaire général de l'UMT.

Pour lui, le  gouvernement Benkirane avait monté une offensive contre les libertés syndicales. A la CDT, les réunions s'enchaînent et la confédération se prépare aussi à «protester ce 1er mai contre le gel du dialogue au cours de ces quatre dernières années ainsi que contre le bilan social désastreux».
L'arrivée d'une nouvelle équipe ne semble rien changer au scepticisme affiché par les syndicats. «Cette équipe n'a donné aucun signe qui présage d'un changement de comportement par rapport à l'ancien gouvernement. Le ministère de l'Emploi est resté archaïque avec des attribution traditionnelles», poursuit le patron de l'UMT.

De son côté, Abdelkader Zaer, haut responsable à la CDT, souligne que «si des changements sont constatés au niveau de la forme, le fond n'a pas évolué. Cette équipe ne risque pas d'apporter de réels changements. L'architecture et les conditions dans lesquelles elle a été constituée n'augurent rien de bon».
La déclaration gouvernementale, qui inclura certainement des engagements sur le volet social, ne constitue pas pour les syndicats un véritable gage. «Le gouvernement Benkirane s'était engagé sur un ensemble de dispositions dans la déclaration gouvernementale: négociation, consultation des syndicats … mais rien de tout cela n'a été fait», soutient El Mokharek. Et d'ajouter, «nous jugerons sur les actes».

Certaines centrales syndicales comme l'UMT comptent accorder un répit de 100 jours à  l'équipe El Othmani, le temps pour les différents ministres de prendre connaissance des dossiers. Et donc les  protestations à l'échelon national ne seront pas menées. Pour autant, au niveau sectoriel «le travail» se poursuivra. «Une grève de 48 heures a été organisée à Autoroutes du Maroc. Nous avions adressé un préavis, mais le ministère n'a convoqué  aucune réunion alors qu'on aurait pu la suspendre», indique un responsable à l'UMT. Il rappelle qu'un autre mouvement de protestation de 48h est également prévu à partir de ce jeudi 13 avril dans les collectivités territoriales.

La CDT, qui réunira son conseil national samedi 15 avril, affûte ses armes. «Nous allons dresser le bilan de la situation sociale, discuter des préparatifs du 1er mai et établir la feuille de route des protestations. Nous n'accordons aucun délai au gouvernement», poursuit Zaer.

Le nouveau ministre

L'arrivée au ministère de l'Emploi d'un ex-syndicaliste, Mohamed Yatim, est à peine appréciée. «Ce n'est pas parce qu'il était de passage dans un syndicat affilié à un parti politique qu'il va améliorer les relations professionnelles. De plus, la décision n'est pas entre ses mains», indique Mokharek. L'UMT recommande au nouveau ministre de l'Emploi d'être «impartial car il lui incombe de réguler les relations dans le monde du travail». La CDT en attend autant.

 

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