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Competences & rh

Le drame des moins de 15 ans

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4990 Le 28/03/2017 | Partager
Trop pauvres pour rester à l’école et trop jeunes pour la formation professionnelle
Les parcours édifiants de deux adolescents de 14 ans
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En majorité issus de milieux défavorisés, les moins de 15 ans ayant quitté les bancs de l’école se retrouvent obligés de travailler très jeunes dans des conditions pénibles (Ph. Jarfi)

Ils ont tous les deux 14 ans. L’un est vendeur ambulant de mouchoirs en papier et bonbons, tandis que l’autre est cireur de chaussures. Les deux adolescents, même s’ils ne se connaissent pas, ont beaucoup en commun. Les deux sont issus de familles démunies, ont quitté l’école au primaire et ont très tôt dû travailler. C’est à cause de ses problèmes familiaux et du manque de moyens que le petit vendeur ambulant a été obligé de mettre un terme à sa scolarité.

Le destin l’a poussé à sortir dans les rues de Casablanca il y a de cela quelques années, pour gagner de l’argent, coûte que coûte. Il doit chaque jour se débrouiller 100 DH, de quoi acheter des provisions à sa mère séparée de son père. De Hay lalla Meriem, il prend chaque jour le bus pour se diriger vers Anfa et Maârif, où il passe ses journées.  

Le petit cireur, lui, est originaire d’un patelin dans les environs de Safi (Chamaâia). Il n’y avait pas de collège dans sa région et ses parents, pauvres, ne pouvaient l’envoyer ailleurs. Mais ils l’ont poussé très jeune à prendre l’autocar, seul, pour Casablanca afin de travailler. Avec quatre autres jeunes, âgés entre 14 et plus de 20 ans, il loue une chambre à Derb Sultan. Lui aussi se rend chaque jour à Zerktouni et Maârif pour travailler. Avec un petit investissement de 50 DH (20 DH pour fabriquer une boîte en bois chez un menuisier et 30 DH pour acheter du cirage), il a pu s’assurer un petit métier. Tous les 2 ou  3 mois, il retourne chez ses parents pour leur donner ce qu’il a pu récolter.

Les deux jeunes garçons font la manche en même temps qu’ils proposent leurs produits et services. Ils passent leur temps dans la rue, du matin au soir. Leur avenir, ils n’y pensent pas du tout. Ils vivent au jour le jour et font ce qu’ils ont à faire. Âgés de moins de 15 ans, ils ne peuvent s’inscrire dans une formation professionnelle. Ils ne rentrent dans le champ d’action d’aucun programme, si ce n’est celui de l’éducation non formelle, mais qui a montré ses limites. D’autant plus que leurs parents ne perçoivent pas l’utilité de faire des études. L’école publique comme ascenseur social, peu y croient encore.   
Comme eux, des dizaines de milliers de moins de 15 ans, en majorité de condition difficile, quittent l’école chaque année, sans que l’on puisse faire quoi que ce soit pour eux.

 

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