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    Entreprises

    Newrest Maroc, les petits plats dans les grands

    Par Safall FALL | Edition N°:4989 Le 27/03/2017 | Partager
    Le cap du milliard de DH de business sera franchi cette année
    L’opérateur se positionne sur le projet LGV
    Inflight, retail… plus de 100 millions de DH investis sur les trois dernières années

    CHAUD devant! Newrest aiguise ses appétits de croissance au Maroc. C’est sur le segment du rail, de l’inflight (aérien) et du retail (restauration commerciale) en zone aéroportuaire que cela devrait se faire. Le spécialiste de la restauration professionnelle, codétenue par Newrest (77%) et le groupe Rahal (33%), prend des allures de leader local en termes de volume de business. «Nous dépasserons le milliard de DH de chiffre d’affaires cette année», annonce Marc Giraud, DG de Newrest Maroc. Sur le rail, c’est évidemment la Ligne à grande vitesse, dont la mise en service est attendue pour mi-2018, qui intéresse l’entreprise. Elle compte s’y positionner.

    La phase remise des offres pour les services de restauration à bord du futur train à grande vitesse marocaine devrait être bouclée dès cet été. L’opérateur n’est qu’un concurrent parmi d’autres, pour l’instant. Mais il a bien des arguments sur la table. Parmi ceux-ci, une solide expertise sur cette activité. Newrest a récemment pris le contrôle de Wagons-Lits, un des majors européennes en termes de restauration embarquée dans les trains. Cette opération a propulsé le business rail du groupe en termes de volume d’affaires dans plusieurs pays européens, peut-être bientôt au Canada et en Arabie saoudite. «Rien que nos activités sur le TGV français, c’est quelque 300 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel», estime Marc Giraud. Mais on sera pour l’instant bien loin de ce chiffre sur le premier tronçon de la LGV qui reliera Tanger à Casablanca (200 km). Et le TGV, c’est surtout une logistique beaucoup plus complexe que sur l’inflight, pour comparer.

    «Il faut des bases d’avitaillement à toutes les stations, des grues de ravitaillement, des ressources humaines en alternance…», énumère le manager. L’opérateur est en train de chiffrer son dossier sur la base des inputs (nombre de lignes, taux de remplissage…). Ces données permettront de calculer le taux de captation (le nombre de passagers qui viendront consommer), avec une tarification étudiée. On a des frais fixes importants sur ce segment. En attendant, le gros de l’activité de l’enseigne s’opère sur trois segments. La restauration collective, activité historique de Newrest au Maroc, fait un peu plus de 60% du business. 

    Là, le portefeuille du groupe était traditionnellement réparti à 50/50 entre clients du secteur privé et public. Ce dernier segment du marché devrait désormais prendre légèrement le dessus après que le groupe ait remporté, l’année dernière, un important deal. Il porte sur la gestion des cantines d’une quarantaine de centres pénitenciers du Royaume (180 millions de DH). Ce segment intègre aussi l’éducation supérieure, avec l’ONUSC comme client sur 4 universités, ainsi que  la santé (CHU de Rabat, Marrakech et Oujda, et l’hôpital Cheikh Khalifa de Casablanca).  

    Le service à l’aviation (inflight) et le retail se partagent à parts quasi égales les 40% restants. Sur ce dernier créneau, l’enseigne exploite des franchises telles que Paul (Croissanterie, viennoiseries…), Illy (café), Mr. Brochette (fast-food) et Rahal (gastronomie marocaine) en zone aéroportuaire, ainsi que l’enseigne «Croissanterie» dans les stations Total. «Nous comptons lancer, dès cet été, une marque propre de fast-food, Pizza Square», annonce le patron de Newrest Maroc.  Le premier point de vente sera installé à l’aéroport de Casablanca. Sur le segment du catering, le groupe sert essentiellement des compagnies du Moyen-Orient (Etihad Airways, Saudia, etc.). Le groupe a investi plus de 100 millions de DH sur les trois dernières années.

    Newrest, une histoire de PME aux allures de Saga

    Le groupe Newrest est détenu à 80% par son propre encadrement. C’est la particularité de cette PME qui pèse près de 1,5 milliard d’euros de business mondial. Présent depuis 30 ans au Maroc, le groupe est parmi les pionniers de la restauration professionnelle sous l’enseigne Eurest. Parmi ses premiers clients, figurait… la Samir! Mais l’enseigne a quitté le raffineur depuis plus de huit ans. Bien avant les mauvais jours. En 2006, le groupe monte une JV avec le géant local des activités de traiteur, Rahal. Aujourd’hui, Newrest Maroc emploie plus de 2.000 collaborateurs et exploite 250 sites à travers le Royaume. Près de 95% de son sourcing est local. Ce chiffre est à 100% sur le segment des fruits et légumes.o

     

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