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    Entrepreneuriat: Les startups marocaines toujours à l’état d’embryon

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4985 Le 21/03/2017 | Partager
    Peur du risque et de l’échec chez les lauréats
    Manque d’accompagnement des PME sur la durée
    Résultat, une mort précoce pour la moitié des jeunes entreprises
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    Le baromètre sur la création des entreprises de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) permet un suivi en live aux niveaux national et régional. Jusqu’à fin 2016, le pays comptabilisait 503.583 entreprises, dont 15,7% avaient moins de 2 ans d’ancienneté

    Près de la moitié des jeunes entreprises sont tuées dans l’oeuf. En 2015, le Maroc a même enregistré une hausse de 15% des fermetures de ses PME. La raison? Avant tout le manque d’accompagnement, qui devrait démarrer en fin de formation pour durer tout au long des 5 premières années de vie de l’entreprise, les plus critiques. Alors le sujet est d’importance. L’université ayant son propre rôle à jouer, Cadi Ayyad (UCA) à Marrakech a initié une série de colloques sur ce thème. Invité au débat, le PDG de Menara Holding, Mohamed Zahid, a incarné l’image de l’entrepreneur à succès.

    Pour autant, il tempère en rappelant qu’«il ne s’agit pas de faire croire aux jeunes que l’accès à l’entrepreneuriat est facile. Atteindre ses objectifs demande beaucoup de travail, de persévérance et de sérieux sur un chemin accidenté, inévitablement parsemé d’obstacles». Un problème psychologique bien marocain pour lui. «Il faut changer les mentalités et oser créer son entreprise plutôt que de viser un poste de salarié. L’échec fait partie de la réussite à terme puisqu’il renforce notre manière de manager».

    Autre approche culturelle en Algérie où le secteur de la PME est encore jeune, le pays étant dominé par les grandes entreprises d’Etat jusque dans les années 1990-2000. Le taux de mortalité des jeunes structures est aussi élevé qu’au Maroc, entre 50 et 60%. Pour Chabha Bouzard, professeur à l’université de Tizi-Ouzou, «la majorité de nos PME sont familiales et restent réticentes à recourir aux financements bancaires. Propriétaires et dirigeants à la fois, ils ne sont pas formés dans un esprit d’ouverture et de partage de l’information. Du coup, l’opacité règne».
    Pourtant, avec près de 9.000 incubateurs dans le monde, nous sommes face à une véritable industrie aujourd’hui inscrite dans le cadre de politiques publiques et en lien avec le développement territorial. Tout change. L’économie et l’environnement, les modes de vie et de consommation, le profil de l’entrepreneur face à plus d’innovations et donc plus de compétitivité.

    De l’avis de Hassan Fnine, professeur à l’école de management GEC à Marrakech, «avec notre modèle actuel d’enseignement et d’évaluation, nous ne pouvons pas former à l’entrepreneuriat d’aujourd’hui. L’université de gestion ne peut que former au salariat». Alors le mot d’ordre a été un accompagnement collectif basé sur le réseautage. Car c’est à défaut de contexte de partenariat que des programmes comme Moukawalati n’ont pas eu le succès attendu, les jeunes créateurs ayant été perdus de vue après le financement.

     

     

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