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    Résultats annuels: La baisse des taux freine l’élan de BMCI

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4985 Le 21/03/2017 | Partager
    Le recul de la marge d’intérêt pèse sur le produit net bancaire
    La production de crédits a augmenté de 28%
    Le redressement fiscal rogne les bénéfices
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    L’environnement de taux bas et une charge d’impôt exceptionnelle contrarient les premiers résultats de BMCI dans le cadre du plan stratégique 2020. L’un des points positifs de l’exercice provient de la nette amélioration du coût du risque qui a chuté de 31%

    BMCI a décaissé 9,3 milliards de DH de nouveaux crédits en 2016 en hausse de 28% sur un an. Mais l’accélération de la production passe quasi inaperçue dans le produit net bancaire qui a diminué de 4,5% à 3,1 milliards de DH. Comme ses consœurs, la banque souffre de la poursuite de la baisse des taux sur le marché. La marge d’intérêt, la principale composante du PNB, a reculé de 4,6% à 2,4 milliards de DH. La marge sur commissions (+0,4%) et les résultats des opérations de marché (-15,8%) n’ont pas compensé. «Nous sommes confrontés à la fois à une baisse des taux et à une demande globale de crédit qui est atone. Au-delà du chiffre d’affaires qui peut baisser, le plus important est d’être à l’écoute du client et d’être capable de répondre à ses besoins», analyse Laurent Dupuch, président du directoire de BMCI.

    Le contexte économique peu porteur impacte le développement du réseau de la filiale de BNP Paribas. La banque a ouvert cinq agences et en a fermé autant en 2016. «Nous souhaitons avoir une gestion dynamique de notre réseau d’agences en fonction de l’évolution de l’activité économique», justifie le management. Par ailleurs, les opérateurs marocains sont attentifs aux transformations qui touchent le secteur à l’étranger, notamment grâce au digital. «L’évolution de nos métiers nous impose d’être plus proche de nos clients. Et aujourd’hui, ils nous demandent un peu plus d’interaction à distance. En complémentarité du réseau d’agences, nous devons être capables de leur proposer d’autres solutions», estime Dupuch.

    Le numérique tient une place importante dans le plan stratégique 2020 de la banque, mais le management reste peu loquace sur la taille des investissements. La technologie doit permettre d’offrir de nouvelles alternatives à la clientèle, mais aussi de fluidifier et d’améliorer les process internes. BNP Paribas, la maison mère de BMCI, va investir 3 milliards d’euros dans le digital à l’horizon 2020. La percée de l’intelligence artificielle dans le secteur va imposer une réorganisation du réseau commercial et entraîner une baisse des effectifs. Au Maroc, l’on n’en est pas encore là. BMCI a vu ses effectifs augmenter de 256 personnes en 2016. Ces recrutements, mais aussi les dépenses dans le cadre du plan d’entreprise 2020 ont contribué à la hausse de 2,4% des frais de gestion à 1,6 milliard de DH. Avec un chiffre d’affaires en recul, le coefficient d’exploitation se dégrade à 52%, un ratio au-dessus de la moyenne sectorielle.

    A fin 2016, le résultat brut d’exploitation diminue de 11% à 1,5 milliard de DH. L’incidence sur les résultats avant impôts est contrebalancée par une nette amélioration du coût du risque. Il a baissé de 31% à 584 millions de DH permettant à BMCI de dégager un bénéfice avant impôts en hausse de 11% à 897 millions de DH. Le résultat net part du groupe, lui, s’est inscrit en retrait de 14% à 431 millions de DH suite à la constitution d’une provision pour risque fiscal. BMCI a fait l’objet d’un contrôle fiscal couvrant les exercices 2012 à 2015 pour les impôts sur les sociétés et sur le revenu et la TVA. La banque est parvenue à un accord avec l’administration fiscale le 8 mars dernier. «La provision couvre largement le montant du redressement fiscal», a assuré le management.

    Banque participative: BMCI opte pour la marque de sa maison mère

    Parmi les sources de diversification des banques figurent les activités de banque participative. BMCI qui a sollicité un agrément pour une fenêtre participative va déployer cette ligne de métier sous le label «Najmah». Cette marque a été lancée par le groupe BNP Paribas au Bahreïn depuis 2003. BMCI a identifié une quinzaine d’agences dans lesquelles elle proposera les premières offres à partir du troisième trimestre 2017. Dans un premier temps, les points de vente des produits participatifs ne doivent pas dépasser 4% du réseau. Ce ratio sera porté à 10% d’ici 2020. Le démarrage effectif des banques participatives est conditionnée à la validation d’un certain nombre de circulaires.

     

     

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