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    Régions

    Casablanca: 4 fourrières sur 8 saturées

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4981 Le 15/03/2017 | Partager
    Les ventes d’épaves bloquées depuis 2013
    La commune fixe des prix jugés exorbitants
    Les commerçants demandent une seconde expertise
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    Selon une expertise, commanditée par la commune, les épaves de la fourrière de Hay Hassani devraient être cédées à 1,4 million de DH. Pour les commerçants, les véhicules abandonnés, destinés à la casse, ne valent pas plus que 1 million de DH (Ph. L’Economiste)

    L’amoncellement pêle-mêle des véhicules dans les fourrières de Casablanca a battu tous les records. La situation s’est envenimée suite à l’échec de la dernière opération de vente des épaves. Il s’agit de la 4e tentative infructueuse depuis 2013. Or, cette vente, qui se tient normalement tous les ans, permet de libérer de l’espace.
    Ce retard pourrait s’expliquer par le changement des équipes à la commune urbaine de Casablanca (CUC), mais les professionnels commencent à s’inquiéter de la situation sur le terrain. «Si rien n’est fait pour régler ce problème, les dépanneurs sont prêts à déclencher un mouvement de grève d’ici la fin du mois», indique Mohamed El Mahdi, secrétaire général de l’Union des syndicats professionnels au Maroc, représentant les dépanneurs.

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    La dernière opération de vente, organisée vendredi 10 mars, aurait échoué en raison du prix fixé par la commune. «Selon l’estimation de la CUC, les épaves de la fourrière de Hay Hassani devraient être vendues à 1,4 million de DH, mais nous ne pouvons dépasser l’offre de 1 million de DH», témoigne l’un des commerçants, qui plus est un acquéreur potentiel. Et même si la CUC a finalement ramené ce montant à 1,2 million de DH, les soumissionnaires ont campé sur leur position.  Il en est de même pour la fourrière de Aïn Sebaâ (estimée à 627.650 DH), celles d’El Fida (308.600 DH) et Sbata (345.700 DH). Les professionnels qui proposent des prix bien en deçà de ceux fixés par la CUC appellent aujourd’hui à opérer une seconde expertise. «Nous avons adressé une lettre dans ce sens au maire», déclare un commerçant.

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    Les motos s’entassent au milieu des véhicules et épaves de tous genres. L’opération de vente aux enchères des véhicules abandonnés a pris un retard de 3 ans (Ph. L’Economiste)

    Selon lui, ces fourrières ne contiennent plus que des épaves destinées à la casse et peu ou pas de véhicules aptes à circuler. «Nous défendons les intérêts de la commune en exigeant de se conformer au prix estimé par l’expertise, qui n’est qu’un prix plancher», explique Samira Razani, vice- présidente du Conseil de la ville, en charge de la fiscalité. Selon Razani, les commerçants devraient renchérir sur ce prix au lieu de proposer des tarifs plus bas.
    Au total, Casablanca compte 8 fourrières, dont la moitié a déjà écoulé ses épaves (Sidi Othmane, Sidi Bernoussi, My Rchid et Ben Msick). Alors que les 4 fourrières concernées par l’annulation de la vente aux enchères sont celles de Hay Hassani, El Fida, Aïn Sebaâ et Sbata.

    La fourrière de Hay Hassani est de loin la plus saturée. Elle reçoit en effet les véhicules réquisitionnés sur le territoire de 3 arrondissements (Anfa, Aïn Chock et Hay Hassani). Le site de 1,5 hectare a depuis longtemps atteint les limites de sa capacité d’accueil. De nombreux dysfonctionnements seraient à relever. Il s’agit notamment de problèmes relatifs à l’infrastructure, au manque d’éclairage public et à l’absence de mesures de sécurité.

     

     

     

     

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