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    Efficacité énergétique: Les cimentiers bientôt à 80% de renouvelable!

    Par Safall FALL | Edition N°:4978 Le 10/03/2017 | Partager
    Peu de pays dans le monde ont encore atteint ce seuil
    Les moyens arrivent: La BERD a investi 3 milliards de DH au Maroc sur ce secteur
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    Pour leur 2e édition, les Rencontres de l’efficacité énergétique ont tenté d’apporter des réponses à leurs problématiques au Maroc (Ph. Jarfi)

    L’efficacité énergétique au Maroc, ce n’est pas du vent. Mieux, elle draine des investissements conséquents. Du moins à travers quelques initiatives institutionnelles pilotes, et dans l’industrie, un grand secteur énergétivore. C’est d’ailleurs dans ce secteur où l’on trouve l’une des filières qui ont su bien négocier le virage. «C’est une question de survie et de compétitivité à l’export», lance Mohamed Chaibi, président de l’Association des professionnels du ciment (APC). Le représentant de la filière du ciment intervenait hier à la tribune de la 2e édition des Rencontres de l’efficacité énergétique, organisée par le cabinet marocain AOB, en partenariat avec plusieurs opérateurs publics et privés opérant sur ce créneau.

    Si les cimentiers sont aussi bien avancés dans le secteur,  c’est parce que 70 à 75% de leurs coûts variables sont liés à l’énergie (thermique et électrique). Bientôt, le secteur assurera 80% de ses besoins énergétiques à partir de source renouvelable, essentiellement éolienne. Une première mondiale! Les industriels ont aussi dû travailler sur les process (à sec), en investissant dans de nouveaux équipements, matières premières (clinker réactif) et combustibles alternatifs (déchets). En la matière, LafargeHolcim Maroc est l'un des meilleurs élèves.

    Trois de ses unités industrielles sont alimentées à hauteur de 85% en moyenne en électricité éolienne, grâce à un parc éolien détenu en propre et quelques contrats d’approvisionnement avec Nareva Holding et Acwa pour alimenter ses 8 usines au Maroc.  Côté fournisseurs de services énergétiques, justement, Engie est l’un des plus actifs sur le marché local. Le groupe a récemment décroché deux lots d’une centaine de mosquées à rendre vertes, énergétiquement parlant. Les financements arrivent aussi. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a déjà investi quelque 3 milliards de DH (300 millions d’euros) dans l’efficacité énergétique au Maroc, depuis 2012.

    «Le secteur bancaire est le principal vecteur de ce financement avec 110 millions d’euros de facilités, via le Morseff essentiellement», explique Josué Tanaka, responsable à la BERD-Londres. L’autre vecteur, ce sont les projets portés par les industriels eux-mêmes (Lesieur-Cristal, Maghreb Industrie, etc.).

    Les organismes publics s’activent aussi. L’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE) a déjà une stratégie dédiée dans le pipe, qui n’attend que le prochain gouvernement pour sortir des tiroirs. Il faut savoir que le Maroc a considérablement relevé ses ambitions dans ce domaine. A l’instar de ce qui se fait dans les énergies vertes, le pays s’est doté d’ «une feuille de route dont l’objectif est d’atteindre 15% d’économies d’énergie pour 2020 puis 25% en 2030», rappelle Saïd Mouline, directeur de l’AMEE.

     

     

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