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    Economie

    Casa Finance City tracte l’investissement en Afrique

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4973 Le 03/03/2017 | Partager
    Près de 40% des IDE marocains sur le continent passent par CFC
    Projet d’amendement de la loi pour une meilleure attractivité

    CFC est le premier hub financier vers l’Afrique et entend bien capitaliser sur cet acquis. Le management a été invité par l’Association internationale des fiscalistes (IFA) hier jeudi 2 mars. Une rencontre qui a permis à la Place financière de dévoiler ses atouts et de répondre aux questions des experts-comptables qui sont régulièrement sollicités par des investisseurs étrangers. Les interrogations portent sur la fiscalité, les droits annuels, les sanctions en cas de non-conformité… En ligne de mire, un focus sur les opportunités qui s’offrent pour les entreprises africaines.

    «20 pays africains connaîtront un taux de croissance moyen de 5% d’ici 2030. Aujourd’hui, la croissance est drivée non seulement par les ressources naturelles, mais aussi une urbanisation rapide, l’émergence de classes moyennes, un tissu de PME de plus en plus dynamique… Les opportunités d’investissement sur le continent sont donc énormes», explique Lamia Merzouki, DGA de finances. Dans ce contexte, beaucoup de multinationales souhaiteraient investir en Afrique. Mais comment s’y prendre sachant que les économies africaines n’ont pas encore atteint une masse critique. Ainsi, le PIB des 15 pays de la Cédéao, par exemple, est de 637 milliards de dollars. Si on exclut le Nigeria, il tombe à 144 milliards de dollars, soit un peu plus que celui du Maroc.

    Pour sa part, l’Uemoa totalise un PIB équivalent à celui du Royaume. Tout le continent totalise à peine l’équivalent du PIB français, avec des économies de tailles diverses et des environnements des affaires complexes. Les entreprises panafricaines et les multinationales n’ont pas vocation à multiplier les sièges sur le continent. Il faut choisir des points d’entrée pour profiter des économies d’échelle et diversifier le risque. La place financière de Casablanca se positionne pour être un hub grâce à l’émergence d’un écosystème d’entités panafricaines.  En 2015, 38% des investissements marocains sur le continent ont été réalisés par des entreprises labélisées CFC.

    L’objectif est de monter en gamme dans le sillage de la stratégie nationale pour développer les investissements et les échanges commerciaux avec cette région. Pour y arriver, la loi 44-10 régissant CFC sera bientôt amendée. La directrice générale adjointe n’a pas donné plus de détails. Mais la nouvelle mouture devrait permettre d’accueillir de nouvelles catégories d’investisseurs et de faire face aux différentes problématiques apparues depuis l’entrée en vigueur de la loi en 2010 et son amendement en 2014, notamment sur le plan fiscal.
    CFC ne veut plus se contenter de proposer un package Maroc, mais une offre de hub vers l’Afrique. C’est la raison pour laquelle elle a signé plusieurs accords avec une quinzaine d’agences africaines de promotion des investissements. Autant de relais qui faciliteront la tâche aux entreprises CFC qui sont intéressées par la région.

    Au-delà de l’attrait fiscal

    Outre les incitations fiscales, le management de Casablanca Finance City se garde d’ailleurs d’en faire l’atout principal, les entreprises bénéficiant du statut CFC peuvent investir en Afrique ou en Europe sans limitation du montant. Pour rappel, le maximum qu’un opérateur peut investir dans le continent africain est de 100 millions de dirhams. Dans le reste du monde, ce montant est plafonné à 50 millions de dirhams.
    Sur le plan du Doing Business, le benchmark par rapport aux places financières africaines indique que CFC dispose de plusieurs atouts. Ainsi, les délais de remise d’un récépissé de contrat de travail étranger ne dépassent pas 72 heures contre 25 jours à Johannesburg et 30 jours au Caire. Le statut CFC est délivré dans un délai maximum de 45 jours après le dépôt de la demande et la remise des frais de dossier.
    Le Maroc est également mieux servi en termes de connexions aériennes puisqu’il est relié à 22 pays et 33 destinations en Afrique. Il est un hub incontournable entre le continent noir et l’Europe.

     

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