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    International

    Pays-Bas: L’extrême droite se déchaîne contre les MRE

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4965 Le 21/02/2017 | Partager
    Le parti est donné en tête par les sondages aux élections du 15 mars
    La victoire de Trump a galvanisé les mouvements radicaux
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    Geert Wilders, le député néerlandais d'extrême droite  qui a fait de la lutte contre l'islam son fonds de commerce (Ph. AFP)

    «La racaille marocaine», c’est par cette formule raciste que le député néerlandais d'extrême droite et anti-islam, Geert Wilders a démarré sa campagne pour les élections du 15 mars prochain. Les Pays-Bas ne sont pas une exception. Dans beaucoup de pays européens, les mouvements extrémistes ont le vent en poupe. Ils sont par ailleurs galvanisés par la victoire de Donald Trump et son programme anti-immigrés. «La racaille marocaine en Hollande... bien sûr, ce ne sont pas tous de la racaille, mais il y en a beaucoup, qui rendent nos rues dangereuses, principalement des jeunes... et il faut que ça change», a tempéré le leader d’extrême droite néerlandais.

    Le parti de l’extrême droite est donné en tête par les sondages pour les élections du 15 mars au cours desquelles les Néerlandais sont appelés à renouveler le Parlement. «Si vous voulez récupérer votre pays, si vous voulez faire des Pays-Bas un pays pour les Néerlandais, votre pays, alors votez pour le Parti de la Liberté (PVV)», a-t-il lancé. Selon les derniers sondages, le PVV pourrait remporter 24 à 28 sièges, dépassant de deux à quatre sièges l'actuel parti au pouvoir, le parti libéral du Premier ministre Mark Rutte. Le Parlement néerlandais compte 150 sièges. Le parti envisagerait en cas de victoire de rechercher des partenaires pour former une coalition. Une mission difficile car la majorité des grands partis politiques du pays dont celui du Premier ministre actuel, refusent de travailler avec le parti extrémiste depuis les déclarations de Wilders à propos des MRE.

    En décembre 2016, le député anti-islam avait été jugé coupable par un tribunal d'incitation à la discrimination pour des déclarations à propos des Marocains vivant aux Pays-Bas. En 2014, le député avait demandé à des sympathisants s'ils voulaient «plus ou moins de Marocains dans leur ville et aux Pays-Bas. Les Néerlandais voulant récupérer leur pays voteront pour nous indépendamment de leur éducation ou de leur passé», a-t-il ajouté.
    Les prises de position du député néerlandais contre l'islam lui ont valu plusieurs menaces de mort notamment du groupe Etat islamique et Al-Qaïda. Sous protection policière permanente, il est considéré comme l'homme le mieux protégé des Pays-Bas.

     

     

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