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    International

    Energies renouvelables: Le Maroc tient son rang de leader régional

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4965 Le 21/02/2017 | Partager
    Il doit s’affirmer dans l’efficacité énergétique
    Un benchmark réalisé par la Banque mondiale
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    Le Maroc décroche de bons scores en matière d’énergie renouvelable. Il a obtenu une note de 65 points et de 100 points pour l’accès à l’électricité. En revanche, pour l’efficacité énergétique, il ne dépasse pas les 42 points

    Le Maroc se démarque des pays de la région en matière d’énergies. Selon une étude de la Banque mondiale qui évalue les politiques durables de plus de 100 pays, le Maroc décroche de bons scores en matière d’énergie renouvelable et d’accès à l’électricité (voir infographie). En revanche, le Royaume a encore du chemin à parcourir sur l’efficacité énergétique.
    L’étude de la Banque mondiale repose sur trois indicateurs: l’accès à l’énergie, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. L’objectif est de fournir aux pouvoirs publics un outil qui leur permet de déterminer si le cadre réglementaire et juridique en vigueur favorise le développement d’une énergie durable, tout en relevant les aspects à améliorer afin d’attirer des investissements privés.

    Ce nouvel instrument permettrait aux pays de «se benchmarker» afin de suivre leurs progrès sur la durée. «La transition mondiale vers une énergie propre est en marche, et son enjeu est de généraliser les services énergétiques, mais aussi de créer des emplois, de garantir l’accès aux soins de santé et à l’éducation, et de favoriser la croissance économique. Le recours accru aux énergies renouvelables constitue un élément essentiel de cette transition» déclare Rachel Kyte, directrice générale du programme.  
    L’étude met également en lumière d’importantes lacunes dans toutes les régions du monde et avance des pistes pour obtenir des progrés rapides. L’Afrique subsaharienne reste la région la moins électrifiée: 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité. Plus de 40% des pays de la région couverts n’ont mis en place aucune mesure pour améliorer l’accès à l’énergie, contre moins de 10% pour les pays asiatiques.

    La Banque mondiale souligne les principaux domaines dans lesquels il convient de renforcer le plus les efforts. Cela concerne autant les pays développés que les pays en développement. Les dix premiers pays «à fort impact» sur le plan des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique ont tous mis en place un cadre relativement robuste. L’étude indique que, pour améliorer l’accès à l’électricité, il faut veiller à ce que son coût soit abordable pour les consommateurs, mais aussi préserver la viabilité financière des entreprises d’électricité.

    Avec la chute du coût des panneaux solaires, l’électricité peut désormais être acheminée jusqu’à des consommateurs qui ne sont pas desservis par le réseau électrique. Mais nombre de pays ont peu agi afin d’instaurer un environnement réglementaire permettant d’accélérer la diffusion des systèmes solaires domestiques. La Banque mondiale souligne que de nombreux pays, en particulier parmi ceux en développement, ne prêtent pas autant d’attention à l’efficacité énergétique qu’aux énergies renouvelables. Or, ce sont précisément les mesures de maîtrise de l’énergie qui présentent généralement le meilleur rapport coût/efficacité pour la transition écologique dans le secteur énergétique.

    Cependant, la majorité des pays n’ont toujours pas adopté de mesures réglementaires de base, comme l’étiquetage des appareils électriques, l’adoption de codes de construction ou encore de normes de performance des équipements. Les auteurs notent enfin que les mesures visant à promouvoir les énergies renouvelables (cibles, incitations et institutions) sont nombreuses. La difficulté n’est plus de trouver des sources d’énergie renouvelable, mais de faire en sorte que les capacités croissantes des centrales soient pleinement intégrées au système électrique.

     

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