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Economie

Finances publiques: L’année démarre au ralenti

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4965 Le 21/02/2017 | Partager
L’investissement atteint 11,3 milliards de DH en baisse de 0,9%
Les remboursements TVA chutent de moitié
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La TVA est la première source de recette du budget général à fin janvier. Elle est suivie par l’IR et les droits d’enregistrement qui ont reculé de près de 4%. Le premier mois de l’année est également marqué par une hausse de 37,7% des majorations de retard

En attendant la constitution du gouvernement et une loi de finances en bonne et due forme, les recettes sont normalement perçues et les dépenses du budget engagées. Cela peut porter à croire que tout va bien mais le monde des affaires est dans l’attentisme et a besoin de visibilité. Et ce, même s’il est difficile d’apprécier l’impact du blocage actuel sur l’économie. Durant le mois de janvier, les dépenses d’investissement ont légèrement  baissé (-0,9%). Sur un total de 63,5 milliards de dirhams prévu dans le budget de l’Etat, 11,3 milliards ont été émis. Cela atteste, a priori, donc de la marche «normale» des services publics.

L’année a également démarré avec un léger recul des dépenses de fonctionnement (-1,4%). Ce qui s’explique par l’absence de décaissements au titre de la compensation et par la chute de 10,1% des  dépenses de matériel. En revanche, les charges du personnel ont pris  4,6% s’établissant à 8 milliards de dirhams. Les charges de la dette sont également en hausse (47,1%). Le rapprochement entre les dépenses émises et les recettes encaissées à fin janvier fait ressortir un excédent budgétaire de 2,1 milliards de dirhams contre 1,1 milliard une année auparavant. Les recettes sont marquées par une hausse de 5,5%. Dans le détail, les droits de douane ont décroché de 7,9% alors que la TVA à l’importation augmente de 14%. Une augmentation à corréler avec celle des importations de 12,4% imputable aux achats de produits énergétiques et des produits finis de consommation.  

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A fin janvier 2017, 44,6% des recettes ont été consacrées aux dépenses de personnel, 29,9% aux dépenses de matériel et 7,1% aux charges en intérêts de la dette. Le reste a été financé par  le recours à l’emprunt

Ainsi la TVA sur les produits énergétiques dont les cours à l’international ont progressé a enregistré une hausse de 53,6% et celle sur les autres produits a évolué  de 7,9%. En parallèle, la TIC sur les produits énergétiques a dépassé le milliard de dirhams enregistrant ainsi une hausse de 48,3% alors que les recettes de la TIC sur le tabac ont chuté de 12,9%.
De son côté, l’impôt sur les sociétés a généré 30 millions de dirhams de plus comparativement à la même période de l’année dernière alors que les recettes de l’IR sont sur une progression de 0,7%. A ce niveau, l’on note surtout un recul de 11,3% de l’IR sur les profits immobilier témoignant ainsi d’une baisse des transactions. Mais il faudra attendre les prochains mois avant de pouvoir se prononcer sur la situation de l’immobilier.

Ce premier mois de l’année est également marqué par une reprise de la consommation intérieure. Pour la première fois depuis plusieurs mois la TVA à l’intérieur est en hausse: +14,3% contre une baisse de 11,1% en janvier 2016 alors que les remboursements ont marqué le pas de plus de 50%. Les entreprises ont récupéré 228 millions de dirhams contre 453 millions en 2016.  Les recettes non fiscales se sont bien comportées: 663 millions de dirhams contre 319 millions un an auparavant. Cela s’explique notamment par l’augmentation des recettes de monopoles avec les premiers versements effectués par l’ONDA, l’Office des changes et Bank Al-Maghrib. A cela s’ajoute le  versement par les comptes spéciaux du Trésor de 175 millions de dirhams au budget général alors que les recettes en atténuation des dépenses de la dette sont en baisse.

 

 

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