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    Casablanca: L’imbroglio de l’ex-marché de gros

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4963 Le 17/02/2017 | Partager
    Opération musclée des autorités pour récupérer cet espace
    Une mesure «arbitraire» pour l’exploitant Ynna Holding qui affirme détenir un jugement en sa faveur
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    Les issues du marché de gros de Belvédère, libéré mercredi 15 février, sont bloqués par des camions, afin d’éviter le retour de l’exploitant sur les lieux (Ph. Khalifa)

    Nouvel épisode dans le feuilleton opposant la commune urbaine de Casablanca (CUC) à la société Dimco (filiale du groupe Ynna Holding). Les services compétents de la CUC, venus en renfort avec les forces de l’ordre, ont procédé, mercredi 15 février, à l’évacuation de l’ancien marché de gros de Belvédère. L’opération intervient en application manu militari de la décision du président du conseil de la ville n° 1 en date du 1er février 2017, visant la résiliation du contrat d’exploitation. Le président de la CUC a motivé sa décision par le nouveau plan d’aménagement qui prévoit un complexe socio-sportif à l’emplacement de l’ancien marché de gros

    . «Ce qui s’est passé mercredi dernier est innommable, c’est une catastrophe!», s’indigne Faouzi Chaâbi, vice-président de Ynna Holding. Pour lui, cette décision est nulle et non avenue. «Nous avons un jugement en référé datant du jour même qui annule cette décision et pourtant, les forces de l’ordre nous ont évacués», s’insurge Chaâbi, qui était sur place ce jour-là. L’opération qui a pris pratiquement une journée (de 9 h à 17h) s’est soldée par l’évacuation de dizaine d’ouvriers, alors que le matériel est toujours sur place, est-il précisé.

    Pour Faouzi Chaâbi, le motif invoqué qui consiste à s’aligner au plan d’aménagement n’a pas lieu d’être. «On ne peut parler de plan d’aménagement pour un site déjà exploité en location». Le management du groupe Ynna se dit prêt à aller devant les tribunaux encore une fois pour récupérer ce site.  Il s’agit là du 3e bien communal (objet de litige) récupéré en l’espace de quelques mois, après le complexe de Zenata et celui de My Rachid (cf. éditions du 1er février 2017 et du 29 décembre 2016). Et contrairement aux complexes Zenata et My Rachid, qui seront confiés au privé en mode de gestion déléguée, l’ex-marché de gros sera directement géré par Casa Patrimoine.

    La SDL se chargera auparavant de l’aménagement et de la reconversion de ce site. Le marché fait d’ailleurs l’objet d’une convention liant la ville à la SDL au même titre que des sites comme la coupole Zevaco, la villa Carl Fick, l’église Sacré-Cœur… Rappelons que la ville était à deux doigts de récupérer ce site en juillet 2016, mais la société qui l’occupait a relancé les procédures judiciaires. Ce qui lui a permis de gagner quelques mois d’exploitation supplémentaires.

    Aujourd’hui, la CUC semble plus que jamais déterminée à récupérer ce qui reste des 5 sites les plus emblématiques, occupés illégalement. Les prochains sur la liste seront sans doute la Sqala et le Lido (espace Plein Ciel Paradise de la corniche). «Ils seront évacués à leur tour dans les semaines à venir», assure une source bien informée à la CUC. De sources concordantes, cette évacuation musclée de l’ancien marché de gros a des relents de guerre politique PJD/PAM.

     

     

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