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    Analyse

    Pourquoi la lutte anti-corruption fait du surplace

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4963 Le 17/02/2017 | Partager
    Une stratégie sans chef d’orchestre
    La nouvelle loi sur l’ICPC a reconduit les anciennes faiblesses
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    La lutte anti-corruption nécessite le renforcement des capacités de l’ICPC, notamment en matière d’investigation. Surtout qu’il s’agit d’une faiblesse qui a plombé les efforts de cette instance, devenue au fil des années une coquille vide (Ph. Othman Dilami)

    Au-delà des mesures techniques, la lutte anti-corruption doit d’abord être basée sur une vision et des missions claires. C’est l’une des principales remarques formulées dans un rapport de l’OCDE sur le Renforcement de l’intégrité du secteur public au Maroc. L’incapacité des différents plans et stratégies à venir à bout de la corruption est en grande partie liée à un manque de leadership institutionnel. La nouvelle stratégie lancée en janvier 2016 est aujourd’hui en manque d’un «chef d’orchestre», comme cela a été précisé par Transparency Maroc.

    Surtout face au risque que «les institutions travaillent de manière isolée», selon le rapport de l’OCDE. Aujourd’hui, l’Instance de probité et de lutte contre la corruption est appelée à jouer un rôle central. Or, la nouvelle loi relative à cet organisme semble reproduire les défaillances de l’ancienne version. Pour Transparency, il s’agit d’un texte qui «fait marche arrière». Il a «consacré les anciennes faiblesses, notamment en termes d’absence de pouvoirs réels et d’indépendance». Au moment où cette instance est censée assurer un rôle de coordination entre les différents intervenants dans la lutte contre la corruption, un renforcement de ses attributions s’avère incontournable.

    Ses «prérogatives en matière d’investigation doivent être précisément définies», estiment les experts de l’OCDE. Ce rapport a mis désormais l’accent sur les défaillances actuelles, limitant la portée de l’action de l’ICPC. «La loi prévoit un rôle réduit pour cette instance, restreint ses pouvoirs d’enquête et fixe un seuil plus élevé que prévu pour la recevabilité des plaintes», peut-on lire dans ce document.
    La bataille anti-corruption suppose également le déploiement d’autres mécanismes institutionnels. Il s’agit notamment de la redynamisation de l’action de l’institution du Médiateur. Celle-ci est appelée à entreprendre un «changement culturel, pour devenir un avocat actif d’une plus grande responsabilité du secteur public».

    L’idée est d’assurer une mission de veille, permettant de détecter les anomalies qui caractérisent la relation entre les citoyens et l’administration. Surtout que le Médiateur est «bien placé pour prendre le pouls de la population et détecter les risques qui pèsent sur l’intégrité du secteur public», selon le rapport de l’OCDE. Dans cette logique, une meilleure analyse des informations recueillies est décisive. Mais, pour l’instant, l’activité du Médiateur semble souffrir d’une sorte «d’auto-censure», comme cela ressort du nombre élevé des plaintes non prises en compte. Le Médiateur a rejeté 80% des plaintes reçues parce qu’il a estimé qu’elles ne relevaient pas de sa compétence (cf. www.leconomiste.com).

     

     

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