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Economie

Accord agricole: Déclaration Bourita/Mogherini pour éviter le pire

Par Aziz BEN MARZOUQ | Edition N°:4956 Le 08/02/2017 | Partager
Une rencontre suite au communiqué enflammé du Royaume
Le Maroc «un partenaire clé de l’Union européenne» et réciproquement
Bientôt des équipes techniques «pour élaborer en détail la voie à suivre»

L’encre du communiqué incendiaire du ministère de l’Agriculture marocain n’ayant pas encore séché que déjà la haute représentante et vice-présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini a accepté de rencontrer le ministre délégué aux Affaires étrangères du Maroc, Nasser Bourita, et de publier une déclaration conjointe destinée à calmer le jeu. 

Les deux responsables ont eu une rencontre le 7 février à Bruxelles au cours de laquelle la haute représentante s’est appliquée à arrondir les angles et à prévenir toute initiative hasardeuse de la part du Maroc. Le ton du communiqué du ministère marocain de l’agriculture du 6 février était on ne peut plus menaçant: «Les actes visant à dresser des obstacles devant l’entrée des produits marocains sur les marchés européens doivent être sanctionnés et traités avec la plus grande fermeté de la part de notre partenaire européen. De telles nuisances mettent en péril un édifice de coopération construit sur de nombreuses années ne laissant de choix au Maroc que de s’en détourner au profit d’une accélération de partenariats initiés dans des pays et régions diverses notamment la Russie, la Chine, l’Inde, le Japon, les pays du Golfe ainsi qu’auprès de nos voisins africains». Communiqué enflammé publié suite à la réponse, le 31 janvier, du commissaire européen chargé du climat et de l’énergie, l’Espagnol Miguel Arias Cañete, à une question d’un eurodéputé portant sur le dernier arrêt de la Cour de justice de l’UE: «L’UE tiendra compte du statut distant du territoire du Sahara occidental selon le droit international, conformément à l’arrêt de la Cour de justice de l’UE relatif à l’accord agricole Maroc/UE, publié le 21 décembre 2016». Dans cet arrêt, la Cour a en effet débouté le Polisario de sa demande d’annulation de l’accord agricole Maroc/UE tout en reprochant au Conseil des ministres de l’UE de n’avoir pas respecté le principe selon lequel «le Sahara est une zone distincte du territoire marocain et que tout accord avec le Maroc doit mentionner cette distinction». 
Pour montrer que leurs menaces ne sont pas des paroles en l’air les autorités marocaines appellent les hauts responsables politiques européens à faire preuve de fermeté pour neutraliser toute tentative de mettre à mal un accord agricole laborieusement négocié et qui assure des milliers d’emplois des deux côtés de la Méditerranée. «Toute entrave à l’application de cet accord est une atteinte directe à ces emplois ainsi «qu’un véritable risque de reprise des flux migratoires que le Maroc, au gré d’un effort soutenu, a réussi à gérer et à contenir», selon le communiqué du ministère de l’agriculture marocain. 
A l’issue de leur rencontre, Mogherini et Bourita ont publié une déclaration conjointe dans laquelle ils soulignent que «le Maroc est un partenaire clé de l’Union européenne et l’Union européenne est un partenaire clé pour le Maroc. Les deux parties demeurent attachées à ce partenariat et engagées à le défendre. Ce partenariat entre l’Union européenne et le Maroc est le fruit d’une construction patiente de près d’un demi-siècle. C’est un partenariat modèle, riche et multidimensionnel. L’Union européenne et le Maroc sont déterminés à le préserver et à le développer, dans ses différentes dimensions». 
Les deux parties ont reconnu l’importance de maintenir des relations commerciales stables et ont décidé que des équipes techniques se réuniraient bientôt pour élaborer en détail la voie à suivre. Les discussions entre l’Union européenne et le Maroc se poursuivront «dans un climat de sérénité et de confiance mutuelle, pour s’entendre sur les arrangements nécessaires à la poursuite et au développement des relations entre les deux parties, notamment dans le domaine agricole», précise la déclaration conjointe.

Sécuriser l’Accord de libre-échange

 

Dans l’attente de la conclusion des discussions qui devront être entamées entre les deux parties, des mesures appropriées seraient prises si nécessaire pour sécuriser la mise en œuvre de l’Accord de libre-échange des produits agricoles transformés et produits de la pêche entre l’UE et le Maroc et préserver les acquis du partenariat dans ce domaine. Rappelant enfin l’importance stratégique de leurs relations, les deux parties ont exprimé leur volonté de reprendre le travail et d’élargir la coopération dans tous les domaines d’intérêt commun.

 

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