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    International

    Décret anti-immigration: Trump a du mal à faire passer la pilule

    Par Safall FALL | Edition N°:4954 Le 06/02/2017 | Partager
    Le président américain débouté en appel sur son décret anti-immigration
    L’Iran, un des pays visés, applique la loi du talion
    L’indignation gagne New York, Paris, Berlin, Londres…
    trump_anti-immigration.jpg

    «Beaucoup de personnes mauvaises et dangereuses pourraient se déverser dans notre pays». C’est l’explication triviale avancée par Trump sur Twitter pour tenter de rallier l’opinion publique américaine à sa cause. La sécurité, l’argument qui fait mouche par les temps qui courent (Ph. AFP)

    Ce dimanche n’a pas été de tout repos pour le nouvel entrant au bureau ovale. Une cour d'appel américaine a rejeté tôt dimanche la demande de l'administration Trump de rétablir immédiatement l'application du décret migratoire signé par le président américain. Le département de la Justice avait en effet interjeté appel, quelques heures plus  tôt, contre la décision d’un juge fédéral de bloquer l’exécution de ce décret extrêmement controversé.

    Pour rappel, le texte, promulgué le 27 janvier dernier, interdit l’accès au territoire américain aux ressortissants de sept pays musulmans (Le Yémen, le Soudan, la Syrie, la Somalie, l’Irak, la Libye et l’Iran). La mesure est censée s’appliquer sur une période de trois mois le temps pour l’Administration américaine de revoir son dispositif anti-terroriste.

    Dans un tweet, le média de prédilection de Donald Trump, le Chef d’Etat américain avait qualifié de «ridicule» la décision du juge fédéral de bloquer cette mesure. Le président américain reste déterminé à faire appliquer sa loi, mais le rejet de l’appel risque de la contrarier davantage. Le bras de fer se joue maintenant entre l’Homme le plus puissant du monde et sa propre Justice… en attendant le prochain uppercut de l’imprévisible Trump. La communauté internationale aussi a du mal à suivre le nouveau président américain dans cette décision «xénophobe».

    L’une des premières réactions directes est venue de la République islamique d’Iran. Téhéran a opté pour la loi du talion en refusant à son tour le visa d’entrée aux ressortissants américains. Suite à l’interjection du juge fédéral américain, les Iraniens ont également annoncé, hier dimanche 5 février, la suspension de cette réciprocité en accordant des visas à des sportifs américains venus participer à une compétition internationale. Le principe de la réciprocité va jusque dans la forme: cette décision a été annoncée sur Twitter par le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.
    Le décret a également soulevé un vent de protestations qui a balayé toutes les grandes villes de la planète…en commençant d’abord par le parvis de la Maison Blanche. Samedi dernier, à Washington,  «plusieurs centaines de personnes» ont arpenté les pavés des avenues entre le bureau de Trump et le siège du Congrès américain pour dénoncer les dérapages du président américain. La foule arborait des «bonnets roses», l’un des symboles de l’opposition américaine anti-Trump. La grogne a aussi touché New-York, qui abrite la statue de la Liberté, et West Palm Beach, où se trouve la résidence hivernale du président des Etats Unis. Paris, Berlin et Londres se sont aussi mobilisés contre la loi anti-immigration américaine. Dans la capitale britannique, en particulier, la colère était à son comble. Une grande majorité de l’opinion publique britannique s’indigne des affinités grandissantes qu’est en train de tisser Theresa May, la Première ministre conservatrice, avec Donald Trump. Le milliardaire américain a été invité par l’actuelle locataire du 10 Downing Street, pour une visite d’Etat au courant de cette année. Une décision qui embarrasse une bonne partie de la classe politique britannique.

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