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    Culture

    Regards d’artistes sur le cinéma d’antan

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:4952 Le 02/02/2017 | Partager
    6 artistes arabes contemporains réinterprètent l’âge d’or du 7e art égyptien
    Une exposition loin de toute nostalgie
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    Le cinéma égyptien, héritier du music-hall et des comédies musicales populaires, issu  de milieux, cultures, influences intellectuelles et arts variés alimentait une «industrie du rêve». Ici le couple le plus mythique de cette époque, Omar Sharif et Faten Hamama

    Ils sont photographes, artistes conceptuels ou plasticiens, ils sont marocains, tunisiens, algériens ou égyptiens, 6 artistes contemporains du monde arabe, invités à explorer, à travers leurs travaux, la mémoire d’un temps fort du 7e art, que fut l’âge d’or du cinéma égyptien. Mariam Abouzid Souali , Zoulikha Bouabdellah, Nabil Boutros, Mouna Jemal Siala,  Khalil Nemmaoui  et Ghita Skali ont été sélectionnés par la commissaire du projet Yasmina Bouzid pour «l’alphabet imaginaire qui nourrit le travail de ces artistes, lié à cette culture, au rapport à ce patrimoine cinématographique», explique-t-elle.

    C’est-à-dire leur capacité à faire perdurer cet héritage que la commissaire a trouvé «métabolisé» par leurs créations. Il s’agit moins de faire revivre une époque, certes riche en métissage issue de milieux, cultures, influences intellectuelles et artistiques variés, mais révolue, plutôt que de réactiver cette mémoire loin de toute nostalgie. Mettre en miroir les projections du passé en écho à un présent plutôt trouble: «Une manière d’interroger notre modernité, nos réalisations, nos contradictions, nos attentes...». «Nilewood Melody, Qu’avons-nous fait de nos rêves» c’est le titre de l’exposition fruit de ce travail.

    Elle sera hébergée au musée de la Fondation Abderrahman Slaoui, à Casablanca du 15 février au 22 avril avec une scénographie de l’artiste Zineb Andress Arraki. Une question loin d’être innocente  puisque Yasmina Bouzid tien à garder un e distance par rapport aux mythes à questionner nos ambivalences et nos mutations qu’elles soient positives ou négatives. Les artistes sollicités auront donc  à interpréter cette réflexion selon leur sensibilité ou leur approche artistique.

    Khalil Nemaoui avec ses photographies d’une délicatesse rare jouant de la lumière à la manière d’un Matisse, Zoulikha Bouabdallah et ses installations insolentes qui se joue des clichés orientalisant pour mieux les combattre, Nabil Boutros «l’héritier» de cet univers et son travail mi-poétique, mi-ironique sur l’Egypte d’aujourd’hui, Mariam Abouzid Souali et ses toiles «récurrentes»,  Mouna Jemal Siala aux portraits en mosaïque qui fragmente les vestiges ayant résisté au temps et enfin l’enfant prodige Ghita Skali, qui navigue entre orientalisme et occidentalisme sans aucune concession pour les travers de l’un et de l’autre. Des rencontres, conférences, projections de documentaires et de films seront programmés pendant ces deux mois.

     

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