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    Régions

    Gouvernance métropolitaine: Casablanca fait appel à l’OCDE

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4952 Le 02/02/2017 | Partager
    Les résultats de l’étude seront disponibles à l'automne prochain
    Objectif: partager les meilleures pratiques
    Comment instaurer une métropolisation réussie

    Logement, mobilité, urbanisme, environnement… autant de défis communs à toutes les métropoles du monde. La région Casa-Settat ne déroge pas à cette règle. Celle-ci a fait appel aux experts de l’OCDE pour l’élaboration d’une étude de cas sur la gouvernance métropolitaine. Le lancement de ce travail a été marqué par l’organisation, mardi 31 janvier, d’un atelier sous le thème: «Quelle gouvernance inclusive et durable pour l’aire métropolitaine de Casablanca?».

    Ses conclusions serviront de base de travail aux experts qui effectuent cette semaine une série d’interviews avec les décideurs marocains. L’objectif escompté est de partager les meilleures pratiques de gouvernance des aires métropolitaines et les expériences menées par les pays membres de l’OCDE. Il s’agit aussi de définir les améliorations à apporter afin de répondre à l’ensemble des défis en termes de développement urbain, mobilité, enjeux climatiques, disparités sociales… Rappelons que cette opération rentre dans le cadre du dialogue Maroc-OCDE (initié en juin 2015) sur la politique territoriale, l’évaluation de la performance du système éducatif marocain, l’étude sur l’emploi des jeunes et celle sur le développement de la compétitivité des entreprises. 

    En tout, une quinzaine de projets (économiques, sociaux, liés à la gouvernance …) sont initiés dans le cadre de ce dialogue. «Les résultats de cette étude de cas sur la gouvernance métropolitaine, qui se déroulera sur plusieurs étapes, seront restitués à l’automne prochain», explique Claire Charbit, coordonnatrice de l’OCDE pour le Maroc. Il s’agit d’un rapport public qui sera partagé avec le gouvernement marocain et les pays membres de l’OCDE.
    «Cette thématique aurait été pertinente il y a 2 ans, au lancement du processus de régionalisation, mais elle n’a rien perdu de son intérêt», fait remarquer Mustapha Bakkoury, président du conseil de la région Casa-Settat. Selon lui, il s’agit aujourd’hui de poser les jalons d’une nouvelle dynamique avec des outils concrets de gouvernance et de pilotage.

    Qui doit décider des actions à prendre en matière d’habitat, mobilité, environnement? Et à quelle échelle: régionale, communale ou  préfectorale? La multitude des intervenants et le chevauchement des compétences sont les principaux freins à une bonne gouvernance locale. «Pour des politiques territoriales plus efficaces, il faudra réfléchir à des moyens pour renforcer la coordinations entre les différentes structures de gouvernance», suggère Charbit.
    Il s’agit aussi d’une région à forte composante rurale (27% de la population).

    L’importante concentration urbaine dans l’aire métropolitaine de Casablanca soulève des questions d’envergure, notamment en matière de développement économique, de disparité sociale et de qualité de l’environnement. Ce qui est valable à Casablanca ne l’est pas forcément à Berrechid, Had Soualem ou Sidi Bennour. Une définition de l’aire métropolitaine s’impose donc. «Il faut assurer une complémentarité au niveau des territoires de la région, de la commune et de la préfecture», indique pour sa part Abdelaziz El Omari, président du conseil de la ville de Casablanca.

    Selon lui, ce rôle de coordination pourrait être joué par l’Etablissement de coordination intercommunale «Al Baida». Cette nouvelle instance de gouvernance (une sorte de commune des communes) a été lancée en 2015 (cf. édition du 26 janvier 2015). Elle est composée de 35 élus relevant des 18 communes du Grand Casablanca. Parmi ses prérogatives, figurent le transport urbain, la gestion des déchets, l’électricité, l’assainissement et l’eau potable.

    Expérience française

    L’Etablissement de coordination intercommunale (ECI) s’inspire de l’expérience française. Les communautés d’agglomération ont été instituées dans l’Hexagone en 1999 par la loi relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale dite «Loi Chevènement». Cette loi avait pour but de simplifier le très complexe paysage administratif français, notamment en faisant disparaître les districts et en diminuant le nombre de syndicats intercommunaux. Elles ont notamment remplacé les anciennes communautés de villes. Ces instances exercent des prérogatives  dont le développement économique, l’aménagement de l’espace communautaire, l’équilibre social de l’habitat, la politique de la ville et le transport urbain.

     

     

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