×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 172.689 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 216.351 articles (chiffres relevés le 2/6 sur google analytics)
Analyse

LGV: L’effet industrialisant d’un centre de maintenance

Par Amin RBOUB | Edition N°:4933 Le 06/01/2017 | Partager
Un investissement de 640 millions de DH
Une JV ONCF/SNCF à hauteur de 60 et 40%
lgv_industrialisation_033.jpg

Le TGV marocain ressemble fortement au TGV français, mais il a fait l’objet de quelques adaptations liées à la tropicalisation et à l’environnement (climatisation, chauffage, poussière, aménagement intérieur, agencement...) (Ph. Bziouat)

Le Centre de maintenance de Tanger est l’une des pièces maîtresses de la LGV. Ici, c’est la clinique du TGV, un atelier ferroviaire de dernière génération avec voies sur pilotis. Ce site aux standards SNCF est en train de préparer la 1re génération de mainteneurs marocains de TGV. «C’est le nec plus ultra en matière des centres techniques», soutient Franck Courtault, directeur de production industrielle.

Coût global de l’investissement: 640 millions de DH entre équipements et construction. C’est dans ce site ultrasécurisé que sont garées les 12 rames récemment acquises par le Maroc.  En moyenne, chaque rame coûte environ 30 millions d’euros. Mais le Maroc a négocié considérablement les prix. Le protocole d’accord entre l’Etat marocain et la République française a permis de négocier les meilleurs tarifs, assurent des cadres de la SNCF, sans en dire plus sur le coût réel. Inauguré en septembre 2015 par le Souverain et le président français, le centre s’étend sur 13 hectares. Cette co-entreprise est détenue par l’ONCF (60%) et la SNCF (40%). Avant même le démarrage de l’exploitation du TGV, plusieurs cadres de la SNCF y sont déjà à pied d’oeuvre. Ils doivent assurer le transfert de savoir-faire à leurs collègues marocains et sécuriser les conditions de démarrage de la maintenance. «Il y a un gage de fiabilité porté par la SNCF», tient à préciser Dominique Vastel, directeur des projets SNCF. «La maintenance est un mal nécessaire.

Elle représente 2 à 3 fois le prix d’acquisition. Il faut que la maintenance intègre les besoins de l’exploitant et que l’exploitant intègre les enjeux de l’entretien. C’est fondamental», explique Kian Gavtache, directeur SNCF International Maroc. C’est d’ailleurs dans ce site que l’on a assemblé les rames. C’est une première au Maroc! De plus, la maintenance préventive des 12 rames est déjà assurée depuis l’acquisition de l’intégralité du parc, en provenance du site de La Rochelle. L’objectif est de permettre aux équipes d’être autonomes dès la 7e année. Au total, un effectif de 130 à 150 personnes est dédié à la maintenance des rames. 20 techniciens ont déjà passé des stages à la SNCF. L’autre force du site est de pouvoir intervenir à distance sur une rame, ainsi que la capacité de ses équipes de détecter des pièces défectueuses grâce à un système de télésurveillance»... Tout est prêt pour intervenir en situation réelle.

A terme, le staff devra gérer les pics de fréquentations avec des simulations de pannes. «Notre force est de construire un modèle industriel aux standards européens et pouvoir l’adapter», explique Franck Courtault. L’objectif est de construire un écosystème industriel pour assurer la réparation de pièces et la maintenance à bas coûts au Maroc avec un potentiel à l’export, voire de la sous-traitance. Le site a été conçu et imaginé pour assurer la maintenance de niveaux 2 et 3 pour les rames. L’atelier a été dimensionné pour assurer la maintenance de 30 rames. «L’enjeu de cet atelier est de permettre de construire une ligne grande vitesse avec un système intégré de bout en bout», explique Luciano Borges Fernandes, le jeune directeur marocain de la joint-venture.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]ste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc