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    Rétrospective 2016

    Change, banques participatives... les virages à négocier

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4928 Le 30/12/2016 | Partager
    La transition vers le dirham flottant à partir du 2e semestre
    Encore du travail pour mettre au point le cadre d’exercice des banques participatives
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    Les variations des monnaies ont pesé sur les résultats d’un certain nombre d’entreprises. A la veille du basculement au régime de change flexible, la volatilité du dirham va s’accentuer. Les entreprises ne semblent pas encore prêtes à faire face à ce regain

    La dévaluation de la livre égyptienne coûtera cher à Ciments du Maroc. L’industriel qui détient 11,7% du capital de Suez Cement Company a émis une alerte sur ses résultats 2016 du fait de la baisse de la valorisation de la société dans les comptes. A l’étranger, les entreprises marocaines font face à plusieurs risques parmi lesquels celui du change prendra de l’importance. La migration vers le régime de change flexible à partir du deuxième semestre 2017 va accentuer la volatilité du dirham. Or, les entreprises ne semblent pas encore prêtes à faire face à ce regain. Les conséquences peuvent être lourdes pour celles qui opèrent à l’international comme celles qui s’y approvisionnent.
    En quatre ans (depuis 2012), le dollar s’est apprécié de 25% par rapport au dirham. La vigueur du billet vert pèse aussi sur les résultats de plusieurs industriels. Elle a par exemple rogné une bonne partie des résultats des industriels du médicament qui sont totalement dépendants des marchés étrangers pour leur approvisionnement.
    Toute la première moitié de 2017 servira à sensibiliser et préparer les opérateurs économiques à l’évolution du marché de change. Sur le plan technique, BAM a déjà tracé sa feuille de route. Le passage à un système totalement flottant prendra plusieurs années. D’un côté le taux de change sera un levier supplémentaire pour améliorer la compétitivité des entreprises marocaines sur les marchés étrangers.

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    La cuvée 2016 a été exceptionnelle. Le Masi affiche une hausse robuste. La réforme du marché, les taux bas sur le marché obligataire ou encore les perspectives positives sur les résultats des sociétés cotées devraient soutenir l’indice en 2017

    A l’inverse, son utilisation va renchérir les importations. L’arrêt des subventions des produits pétroliers limitera les impacts sur le budget. En revanche, la répercussion de la hausse des prix des intrants sur le prix de vente final influencera le pouvoir d’achat des ménages. Cela dit, l’inflation serait modérée (1% en 2017 et 1,5% en 2018) les premières années de la mise en œuvre du régime de change flexible selon les anticipations de Bank Al-Maghrib.  
    L’année prochaine, l’attention sera aussi focalisée sur les banques participatives. Elles devraient démarrer leurs activités au cours du premier semestre. La finance participative suscite beaucoup de curiosité. Mais pour les opérateurs, il est a priori difficile de déterminer la réelle profondeur de ce marché. En vitesse de croisière, elle pourrait concentrer 15% des actifs du secteur, selon de premières estimations. En attendant, il y a encore beaucoup de travail à mener pour créer un environnement propice à l’exercice de cette activité. Il faudra mettre à jour un certain nombre de textes législatifs tels que le code des obligations et des contrats, le code de commerce, la loi sur la protection des consommateurs ou encore la loi relative aux sûretés réelles pour éviter les frottements avec la réglementation prudentielle. Par ailleurs, l’exercice des banques participatives nécessite aussi la révision de la fiscalité et du code des assurances.
    En Bourse, le Masi va passer une année test après une cuvée 2016 de bonne facture. Les nouveaux actionnaires de la société gestionnaire de la Bourse devraient dévoiler leurs ambitions pour la place dès les premières semaines de 2017.
    La quête de rendement des investisseurs dans un contexte de taux bas sur le marché obligataire et les perspectives positives des résultats des sociétés cotées devraient continuer à soutenir l’indice.

     

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