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    Société

    Sécurité: Le Maroc monte la garde

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4926 Le 28/12/2016 | Partager
    Les fêtes du nouvel an sous haute surveillance
    D’importants moyens humains et matériels mobilisés
    Toutes les villes du Maroc quadrillées par des dispositifs de sécurité musclés
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    Les services de sécurité marocains sont placés en état d’alerte maximale. L’approche des fêtes de fin d’année a vu la mise en place d’un dispositif exceptionnel (Ph. Y.S.A)

    Patrouilles de police, forces auxiliaires, véhicules blindés…A l’approche du 31 décembre, les services sécuritaires montent la garde dans toutes les villes du Royaume. Le mot d’ordre est simple: Assurer le déroulement des festivités du nouvel an en toute sécurité.
    En effet, des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises autour des sites sensibles, des grands restaurants et des grandes surfaces. Depuis samedi dernier, d’importants moyens humains et matériels sont mobilisés par les autorités. Un dispositif impressionnant campe dans les principales artères des destinations touristiques, devant les églises (pour Noël), et aux pénétrantes des villes. Auparavant, des réunions, appelées PC de sécurité (poste de contrôle) ont eu lieu, jeudi et vendredi derniers, au niveau des préfectures et provinces, entre les responsables autoritaires (walis et gouverneurs), préfets de polices, directeurs de la surveillance du territoire (DGST), gendarmerie royale, forces auxiliaires, et protection civile. L’objectif de ces rencontres: coordonner les actions et mettre au point un dispositif de sécurité efficace et efficient permettant d’intervenir à temps.
    A Fès, à titre d’exemple, les services sécuritaires relevant de la préfecture de police ont sorti la grosse artillerie et veulent le faire savoir. C’est ainsi qu’ils ont convié, le 24 décembre, les représentants de la presse nationale à vivre une nuit blanche sous le signe de la mobilisation générale. Objectif: montrer d’imposants effectifs et moyens logistiques et techniques que la police a mobilisés pour assurer la sécurité et le bon déroulement des fêtes de Noël et de fin d’année. C’est ainsi qu’une dizaine de journalistes ont «patrouillé» dans les quatre coins de la ville (gares routière et ferroviaire, barrages de police, médina,…). La tournée qui a démarré à 22h30 pour s’achever 3 heures plus tard, s’est déroulée aux rythmes des sirènes de police,

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    des gyrophares, des fouilles de véhicules suspects et des contrôles des identités. Vers minuit, les journalistes ont été autorisés à accéder à la salle des opérations et de la vidéosurveillance de la préfecture de police. Ici, toute la ville est passée à la loupe. Les interventions sont chapeautées par Fouad El Ghallodi, adjoint au préfet Abdelillah Said, en personne.
    En médina, les éléments des brigades antigangs (Bag) et touristique sont mis à l’épreuve. Normal, puisque bon nombre de maisons d’hôtes reçoivent en cette période une clientèle étrangère en quête de culture et surtout de quiétude. De l’autre côté de la ville, Mohamed Boulahbach, chef de l’état-major du corps urbain, a rejoint ses équipes au barrage de police de l’autoroute, pour superviser le contrôle des véhicules et des identités. Sur place, le colonel El Ouazzani, chef du 4e arrondissement, monte la garde. Munis d’un registre des individus recherchés, ses services passent les voitures suspectes au peigne fin. Il en est de même pour les autocars. En face de la gare ferroviaire, des véhicules munis de caméras scrutent les flux de passagers. A l’intérieur, des policiers accompagnés de chiens renifleurs examinent les bagages des voyageurs. «Ces chiens ont la capacité de détecter drogue et bombe», explique-t-on.  
    Dans la capitale économique, la situation ne diffère pas pour autant. Casablanca qui avait déjà été le théâtre d’attaques terroristes, a beaucoup soigné sa sécurité. La vigilance des services de l’ordre est à son maximum. Les hommes de Abdellatif El Hammouchi, patron de la DGSN et la DGST, ont pris toutes les dispositions nécessaires pour anticiper le danger terroriste.
    Ainsi, les voitures de police bordent les endroits sensibles du Morocco Mall, Anfa Place, night-clubs et grands restaurants situés sur la Corniche de Aïn Diab. A noter que cette présence visible de la police rassure marocains et étrangers.  
    Enfin, à Marrakech, cœur battant du tourisme national, la forte présence des militaires des unités Hadar n’étonne plus personne. Ces derniers font des rondes en trio, quadrillant toute la place de Jamae Lafna et scrutant ses moindres recoins. Ceci, sans oublier le dispositif déployé notamment à l’aéroport Ménara et autres sites fréquentés par les touristes. En tout cas, ce n’est que la partie visible. L’arsenal déployé par le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) et la DGST serait encore beaucoup plus important. Et c’est grâce à ces moyens que nombre de cellules terroristes ont été démantelées.

     

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