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    Economie

    Balance commerciale : Renault drive l’export, mais le déficit s’aggrave

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4920 Le 20/12/2016 | Partager
    A fin novembre, le trou s’élève à 166 milliards de dirhams
    L’import des biens d’équipement est alimenté par les grands programmes
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    A fin novembre 2016, le taux de couverture s’élève à 55% contre 58,7% un an auparavant

    Le déficit commercial se creuse à nouveau. A fin novembre, il se situe à 166 milliards de dirhams, soit plus de 25,3 milliards de dirhams qu’à la même période de l’année dernière (Source: chiffres de l’Office des changes). Malgré quelques signaux positifs, comme la baisse de la facture énergétique (-12 milliards de dirhams), le déficit commercial poursuit son aggravation. Sur les onze premiers mois de cette année, il atteint plus de 16% du PIB. Globalement la progression des importations (+8,3%) demeure largement importante que celle des exportations (+1,4%).
    A l’export, l’automobile continue de stimuler les exportations. Le secteur a vu ses chiffres augmenter de 8,5% à plus de 49 milliards de dirhams. Cela s’explique par les performances de la Dacia. Renault a sorti 280.000 véhicules dans ses deux usines à Tanger et à Casablanca ( Somaca). D’ici la fin d’année, le constructeur automobile compte atteindre 340.000 unités (voir L’Economiste du 07 novembre 2016).
    En revanche, cette embellie dissimule une forte croissance des pièces importées qui sont intégrées dans la chaîne de production et qu’il faut faire venir de l’étranger. Actuellement, le taux d’intégration est autour de 40% pour les deux usines avec un objectif de le porter à 65%.

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    A fin novembre 2016, les ventes des voitures à l’export s’élèvent à plus de 49 milliards de dirhams avec une progression de 8,5%. Mais de ce montant, il faut déduire les composants importés (au moins 65%) qui rentrent dans le montage des voitures

    Par ailleurs, les autres postes à l’export: Agriculture (+4,8%), textile (+6,1%), aéronautique (+13,3%) et celui de l’électronique (+11,3%), ont marqué également une forte progression.  Toutefois, ces hausses ont été fragilisées par une baisse des ventes de phosphates (-12,5%) à fin novembre suite à une faiblesse de la demande. Selon les projections de la banque mondiale, cette tendance baissière des dérivés de phosphates se poursuivra jusqu’en 2020. Au total, durant les onze premiers mois, le volume global des exportations s’élève à 203 milliards de dirhams.
    Pour les importations, toujours aussi dynamiques,  elles sont portées par les biens d’équipement qui ont enregistré une hausse de 25,5% à plus de 106 milliards de dirhams. Cette augmentation provient essentiellement des composants des véhicules qui alimentent les deux usines de Renault  qui ont enregistré une hausse de 41,6% pour les pièces détachées et 28% pour les moteurs à piston. A cela  s’ajoutent les grands programmes d’investissement, notamment celui des centrales solaires et de la ligne à grande vitesse de l’ONCF dont les travaux avancent et devraient être finalisés en 2018. Le dynamisme de l’import s’explique également par les importations alimentaires, notamment celles du blé (+37,5%) et le sucre brut ou raffiné (+36,3%). Le Maroc a importé plus de blé que d’habitude en raison de la faiblesse de la dernière campagne agricole.

     

     

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