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    Régions

    Fès, 2e hub pour migrants clandestins...

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4919 Le 19/12/2016 | Partager
    2.188 ont déjà bénéficié de la régularisation depuis 2014
    La ville concentre une filière de faux papiers
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    Les migrants subsahariens vivent souvent sous des tentes, dans des sites déserts où les conditions sont difficiles. Avec cette nouvelle campagne, ils bénéficient d’une nouvelle chance de vivre dignement (Ph YSA)

    Auparavant chassés des carrefours mitoyens de la wilaya de Fès, aujourd’hui ils y reviennent. Mais cette fois-ci, munis de documents leur permettant de régulariser leur situation. Les immigrés clandestins subsahariens sont reçus depuis le 15 décembre dernier dans un bureau de la Division des affaires intérieures (DAI) de la préfecture de Fès. Tous souhaitent bénéficier de la 2e phase (après celle de 2014) de l’opération d’intégration des personnes en situation irrégulière, conformément aux récentes instructions royales.
    Les autorités ont mobilisé les moyens logistiques et humains nécessaires, afin d’offrir à ces immigrés une chance de mener une vie digne.
    «Cette campagne démontre l’hospitalité du Maroc, contrairement à d’autres pays où les migrants subsahariens sont maltraités par la population et tabassés par les policiers, avant d’être expulsés dans des conditions inhumaines», dénoncent certains d’entre eux. «Plusieurs de nos frères y ont succombé», témoignent-ils.   
    Depuis quelques années maintenant, les candidats à la migration vers l’Europe s’entassent à Fès. La ville est aujourd’hui une escale de choix pour les clandestins après leur entrée via les 520 km de frontières entre le Maroc et l’Algérie. C’est également un centre de fabrication de faux papiers. Raison pour laquelle, d’ailleurs, des gradés aux services de renseignements de la préfecture de police avaient été écroués en début d’année. Ces derniers fournissaient de fausses attestations aux migrants.  Dans sa première phase, l’initiative avait permis la régularisation de 2.188 dossiers sur plus de 2.500 présentés à Fès. Jeudi dernier, et dès l’ouverture des bureaux des étrangers, la préfecture a reçu 40 demandes.
    Sont éligibles à l’opération, les étrangers conjoints de ressortissants marocains justifiant d’au moins 2 ans de vie commune, les étrangers conjoints d’autres étrangers en résidence régulière au Maroc et justifiant d’au moins 4 ans de vie commune, ainsi que les enfants issus des deux cas susvisés. Les étrangers disposant de contrats de travail effectifs d’au moins 2 ans, ceux justifiant de 5 ans de résidence continue au Maroc, et ceux  atteints de maladies graves et se trouvant sur le territoire national depuis plusieurs années sont également visés.
    Les commissions chargées de l’examen des demandes sont composées de représentants des autorités locales et de la société civile. Le suivi des refus sera assuré par le CNDH (voir aussila rubrique société).
    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

     

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