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    Economie

    La filière laitière rêve du modèle allemand

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4919 Le 19/12/2016 | Partager
    Elle sécurise son contrat- programme via des techniques adaptées au contexte marocain
    Objectif: augmenter de plus de moitié la production du lait
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    Au fil de six années, la production laitière a évolué au gré des conditions climatiques. Les petits pics des années 2012 et 2014 correspondent à la bonne pluviométrie enregistrée durant ces campagnes. Hors ces saisons, la production a plutôt stagné

    Passer de 2,4 milliards de litres de lait à 4 milliards d’ici 2020. C’est le pari que veut relever la Fédération interprofessionnelle marocaine du lait (Fimalait). Ceci, bien évidemment, dans le contexte de conditions climatiques peu propices au développement de l’élevage laitier. Mais l’interprofession mise sur la technologie allemande à travers le Centre de conseil agricole maroco-allemand (Cecama). D’où la conclusion d’une convention entre les deux partenaires (voir encadré ci-contre). L’enjeu est important. La filière laitière compte  300.000 producteurs laitiers, dont 90% de petite taille (moins de 10 vaches). Le contrat-programme de la filière cible une production de 4 milliards de litres à l’horizon 2020, soit un volume additionnel de 1,6 milliard de litres par rapport à 2015. A la même échéance, le   chiffre d’affaires devrait s’établir à 23 milliards de DH. Tout le défi réside donc dans l’encadrement et l’intégration des petits et moyens éleveurs dans une chaine de valeur performante. La problématique était au centre de la journée de réflexion organisée jeudi dernier à Rabat. Elle a été animée par des experts marocains et étrangers.
    Pour  Klaus Goldnick, directeur du Centre  de conseil agricole maroco-allemand, «l’élevage laitier a été intégré dans le programme du centre depuis le début de l’année». De ce fait, l’activité bénéficie depuis lors d'actions de formation et de qualification professionnelle des éleveurs de toute taille, est-il précisé. L’objectif est de développer l’amont de la filière laitière et d’améliorer l’aval, principalement au niveau des centres de collecte considérés comme un maillon déterminant de la qualité du lait. Concrètement, Cecama et Fimalait devront déployer des programmes de formation ouverts aux éleveurs et fils d’éleveurs, ainsi qu’au personnel des centres de collecte du lait et de l’industrie laitière, en complémentarité avec les formations assurées par la filière. Ceci, via «l’amélioration des conditions de productivité de l’élevage bovin laitier et le revenu de l’éleveur», explique Abderrahmane Benlekhal, directeur de la Fimalait. Il s’agit de développer les cultures fourragères selon des techniques assurant la productivité requise. A cet égard, les expériences  menées dans la région du Gharb se sont révélées concluantes. Certes, la région ne manque pas de ressources hydriques, mais l’introduction de nouvelles variétés de céréales et graines fourragères permet d’escompter des résultats probants. Ce qui explique d’ailleurs l’optimisme affiché aussi bien par les professionnels que les techniciens agricoles.   
    Mais dans d’autres régions où l’eau se raréfie, le problème reste entier. Faut-il alors décréter des zones d’élevage là où la ressource est abondante et encadrer le cheptel dans les espaces où l’eau se raréfie? Pour de nombreux intervenants, la question tient à l’équilibre entre l’alimentation de la vache laitière et les disponibilités hydriques, en prenant en considération les conditions climatiques parfois sévères qui caractérisent le pays. Tout le reste peut être maîtrisé, notamment l’aval en allant de l’hygiène des étables jusqu’à la distribution au consommateur et en passant par les centres de collecte et l’industrie laitière. Une chaîne de valeur encadrée par la législation en vigueur pour assurer la traçabilité requise.

    Priorité à la formation

    La convention signée entre le Centre de conseil agricole maroco-allemand et la Fédération interprofessionnelle marocaine du lait fait une place de choix à la formation. Celle-ci cible tous les intervenants de la filière laitière. Le centre s’engage ainsi à élaborer, en collaboration avec l’interprofession, des programmes de formation en prenant en compte les connaissances les plus récentes dans le domaine de la production dans les étables et de la technologie du lait et des produits laitiers. Ceci, à travers l’organisation de sessions de formation ou de sensibilisation des éleveurs et du personnel. Il en est de même pour la formation des formateurs. Une action qui vise à assurer la diffusion à grande échelle des techniques d’élevage modernes. A charge pour la Fimalait de désigner les bénéficiaires et prendre en charge les honoraires des formateurs internationaux.  
    La présente convention est conclue pour l’année 2017 et peut être renouvelée par tacite reconduction. Un comité de suivi et d’évaluation est constitué des deux parties signataires.

     

     

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