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    Les radiologues gênés par la «concurrence déloyale»

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4919 Le 19/12/2016 | Partager
    Ils contestent la pratique de l’imagerie médicale par des non-spécialistes
    Près de 600 experts exercent aujourd’hui la radiologie

    Les radiologues se mobilisent pour «protéger leur profession». Ils réclament l’application stricte de la réglementation en matière de sécurité pour l’utilisation de rayonnements ionisants dans le secteur de la radiologie et de l’imagerie médicale. C’est l’une des principales revendications exprimées lors des travaux de la deuxième édition des Assises de radiologie, organisée dernièrement au siège du Conseil national de l’ordre des médecins à Rabat.
    «Actuellement, des non-radiologues pratiquent la radiologie et de l’imagerie  médicale dans certaines cliniques et cabinets de traumatologues, pneumologues, dentistes, généralistes…», constate Youssef El Fakir, président de la Société marocaine de radiologie (SMR). «En principe, toute installation de matériel radiologique devrait faire l’objet d’une autorisation préalable de la part du Centre national de radioprotection (CNRP)», rappelle pour sa part Ahmed El Alami, président de la Fédération nationale de radiologie et d’imagerie médicale (FNRIM). Le CNRP assure également le contrôle de l’exploitation de ce matériel, source d’émission de rayonnements ionisants.
    «Outre ces risques, l’utilisation inappropriée des équipements par des médecins non-radiologues, donc non formés, débouche sur des examens de moins bonne qualité», souligne Benzaid Mohammed Najib, vice-président de la FNRIM. Le diagnostic pourrait donc être biaisé, sans parler du surcoût engendré. «Compte tenu du nombre auparavant réduit de radiologues dans les différentes régions du pays, il était concevable que des médecins non radiologues puissent recourir à la radiologie et à l’imagerie pour leurs diagnostics (auto prescription)», estime le président de la SMR. Aujourd’hui, avec près de 600 spécialistes, le secteur répond à la demande médicale, du moins dans les principales villes du royaume.
    Les radiologues réclament donc que chaque praticien se limite à l’exercice de la spécialité pour laquelle il a été formé, à l’image de ce qui se pratique dans les pays avancés. «Et ce dans l’intérêt de la santé des citoyens et de celui des organismes d’assurance».
    Le programme des Assises de radiologie a été marqué par l’intervention de Khammar Mrabit, DG de la nouvelle Agence marocaine de la sûreté et la sécurité nucléaire et radiologique (AMSSNUR). Elle a porté sur les critères d’autorisation d’appareils de rayons X, tout en rappelant les articles de lois qui régissent cette activité dans le domaine médical.

    Le statut SARL désormais possible

    Après s’être penchés sur le volet réglementaire de l’exercice de leur profession, les radiologues se sont intéressés à la question de leur statut juridique. Et ce à l’aune de la nouvelle loi 131-13, relative à l’exercice de la médecine. Dans ce nouveau texte, les cabinets de radiologie sont assimilés aux cliniques. «Cela leur permet de changer de statut avec la possibilité de passer à la forme SARL», explique  Ahmed El Alami, président de la Fédération nationale de radiologie et d’imagerie médicale (FNRIM). La majorité des cabinets de radiologie et d’imagerie sont actuellement sous forme de SNC (société en nom collectif) ou de société civile professionnelle. Pour éclairer les radiologues sur les avantages et les inconvénients de chaque forme, deux exposés leur ont été offerts par un avocat et un expert-comptable.

     

     

     

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