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    Régions

    Mövenpick Marrakech dévoile son plan de bataille

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4918 Le 16/12/2016 | Partager
    Après 3 ans de rénovation et du sang neuf dans le management
    Focus sur le segment «MICE» pour pallier la basse saison
    Avec le palais des Congrès, prêt à s’imposer avec force en Méditerranée

    Son positionnement géographique et surtout son rattachement au palais des Congrès sont les deux atouts majeurs du Mövenpick Mansour Eddahbi à Marrakech. Quand le tourisme dans la ville ocre souffre du manque de réservations individuelles, le 5 étoiles a la possibilité de faire venir des groupes, d’organiser des incentives, bref des segments qu’aucun autre ne pourra attirer. D’où l’investissement de 700 millions de DH de travaux, principalement consacré à l’hôtel, financé par le propriétaire, la société Al Ajial Assets, filiale de Al Ajial Holding qui représente l’autorité d’investissement koweïtienne au Maroc. Après plus de 3 années de rénovation complète, le Mövenpick Mansour Eddahbi Marrakech a donc rouvert ses portes sous le management de Mövenpick Hotels & Resorts, ce qui porte à 3 le nombre d’établissements gérés par la société suisse au Maroc, après Tanger et Casablanca.
    C’est sur cette symbiose entre l’hôtel et le palais des congrès que reposent toutes les stratégies. «Nous travaillons ensemble de manière très agressive pour attirer de nouveaux segments, de nouveaux groupes, mais aussi de nouveaux événements, comme la soirée de clôture du Festival du film de Marrakech que nous sommes fiers d’avoir organisée», confie Olivier Chavy, CEO fraîchement désigné du groupe Hotels & Resorts Management. Le groupe espère ainsi remplir les périodes de basse saison touristique et attirer une nouvelle clientèle à Marrakech, celle du segment MICE (Meetings, Incentives, Conferencing, Exhibitions). Un marché qui, chez les concurrents, opte à 65-70% pour Barcelone, Rome ou Venise. Les forces vives du Movenpick sont impliquées avec celles du palais des congrès pour vendre «le plus gros établissement du bassin Méditerranéen en termes d’espaces de réunion, d’espaces d'événements, de parties communes, et de nombre de chambres» rajoute Chavy. «Avec plus de 50 ans d’ancienneté dans la profession, nous avons appris non pas à imposer nos visions sur le service, mais à nous adapter à la culture locale et aux besoins des clients» tient à préciser le CEO.
    En effet, les demandes changent, les touristes voulant aujourd’hui choisir le niveau de service qu’ils désirent. Un service exigeant et très présent, ou au contraire, un service tout autant soigné mais plus confidentiel. Du confort induit plutôt que le service «gants blancs» de moins en moins attendu. En clair, une offre qui correspond aux habitudes de vie actuelles.
    Pour cela, le personnel est crucial. Rappelons que l’ancienne équipe du Mansour Eddahbi avant la réouverture a été reprise et formée à l’école hôtelière de Casablanca, et est aujourd’hui encadrée par un nouveau management. «Une histoire ancienne dans un établissement nouveau et du sang neuf en management, tout cela donne une dynamique différente au sein de l’établissement» résume Chavy.
    Avec des équipes mieux préparées, l’enseigne dispose aujourd’hui de toutes les cartes en main pour attaquer le marché. La qualité des RH reste, en effet, l’un des points les plus problématiques du secteur hôtelier.

    Rabat, également dans le viseur

    Avec le capital light comme business model, Mövenpick Hotels & Resorts se déploie sur son créneau: la gestion au nom d’un propriétaire. Le Maroc est pour le groupe une destination toute particulière. C’est l’entrée sur l’Afrique bien sûr, mais surtout le pays répond à la demande de sa clientèle française, suisse et du Benelux. La marque se devant d’être forte sur cette destination, d’autres villes comme Rabat sont dans son viseur. La société internationale de gestion basée en Suisse s’est spécialisée dans les hôtels d’affaires et de conférences, ainsi que dans les complexes touristiques. , concentrant son expansion sur son cœur de marché, à savoir l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie. Elle compte 83 hôtels dans 23 pays, et une vingtaine d’autres établissements en cours de planification ou de construction.

     

     

     

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