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    Régions

    Oriental: La production d’agrumes grimperait de 22%

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4918 Le 16/12/2016 | Partager
    60.000 tonnes de plus que l’année dernière en prévision
    La clémentine en tête des petits fruits
    Les exportateurs jubilent, mais n’arrivent toujours pas à joindre leurs efforts!
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    La région compte une vingtaine de stations de conditionnement dont 18 fonctionnelles. Cependant, il n’existe aucune unité de transformation pour rentabiliser les écarts de production (Ph. A.K)

    La production d’agrumes ne cesse de battre des records dans le périmètre irrigué de la Moulouya. C’est ce que confirme l’Office régional de mise en valeur agricole de la Moulouya (ORMVAM), qui table sur une production de 325.000 tonnes au cours de cette saison agricole. Soit 60.000 tonnes de plus que la saison écoulée. Cela représente une hausse de 22%, tous types d’agrumes confondus. Et ce sont les petits fruits, dont la clémentine, qui se placent en tête avec une récolte de 196.000 tonnes, contre 156.000 tonnes l’année précédente (+26%). Idem pour la qualité de la récolte (aspect du fruit, forme, arôme, goût et couleur), bien meilleure que celle de la précédente saison.
    Deux facteurs ont contribué à l’amélioration des rendements. Le premier est lié à l’entrée en production progressive des plantations réalisées dans le cadre du plan Maroc Vert, 5.600 nouveaux hectares. Ce qui porte la superficie totale réservée aux agrumes dans le périmètre irrigué de la  Moulouya à près de 20.000 hectares, au lieu des 14.000 en 2008, date de lancement du plan Maroc Vert. Le deuxième paramètre concerne les apports en eau d’irrigation durant la dernière campagne. Les réserves en eau du complexe hydraulique de la Moulouya permettaient d’assurer une irrigation plutôt correcte dans les provinces de Berkane et Nador.
    Pour l’export, aussi, les prévisions sont bonnes, avec une estimation autour de 55.000 tonnes. Le tonnage exporté début décembre était de 23.200 tonnes, en augmentation de 4% par rapport à la même période de l’année dernière. Dans le détail, 48% exportés vers la Russie, 28% vers l’Amérique du Nord et 24% vers l’UE.
    Le secteur agrumicole a bénéficié de plusieurs encouragements. Toutefois, les exportateurs n’arrivent pas à exploiter à bon escient la courbe ascendante de la production. «Un effort supplémentaire doit être fourni pour garder les marchés traditionnels et en conquérir de nouveaux», estime Yahya Rhoumari, chef du service de la production agricole à l’ORMVAM. C’est d’ailleurs ce que stipule le contrat-programme entre la Fédération interprofessionnelle marocaine des agrumes (Maroc citrus) et les ministères de l’Agriculture et des Finances. Pour le moment, les professionnels de la région n’arrivent pas à coordonner leurs actions afin de percer sur de nouveaux marchés. Certains d’entre eux exportent à partir de Casablanca, alors qu’ils ont un port à 60 km de leurs vergers (Bni Nssar), faute de pouvoir s’entendre. En optant pour des bateaux communs et en variant leurs marchés, ils pourraient améliorer leurs recettes, tout en assurant des exportations optimales, pour une plus grande notoriété sur le marché des fruits frais.

    De notre correspondant,
    Ali KHARROUBI

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