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Régions

La CGEM veut relancer les investissements à Fès

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4918 Le 16/12/2016 | Partager
Les opérateurs souhaitent positionner la ville sur l’industrie automobile
Un projet de partenariat entre les unions patronales de Fès-Taza et Meknès-Ifrane et la Région
Elus, autorités et gouvernement appelés à la rescousse

Dynamiser et renforcer les PPP,  promouvoir l’attractivité de la région et drainer plus d’investissements, créer des partenariats avec l’Université et encourager l’ouverture à l’international… que d’ambitions pour Fès! Ce sont là les axes prioritaires de la CGEM Fès-Taza. Présentée à l’assemblée générale annuelle du 14 décembre dernier, la feuille de route des 113 opérateurs affiliés à la CGEM vise à relancer l’activité économique et industrielle de la région. Mohamed Rkhami Berrada, président de la CGEM Fès-Taza, entend positionner la destination en «hub pour l’industrie automobile». «Nous avons pris l’engagement de faire de la CGEM Fès-Taza une institution forte, dynamique et plus représentative. Nos efforts de sensibilisation des pouvoirs publics sur la nécessité d’améliorer l’attractivité de l’investissement industriel de la région n’ont jamais cessé tout au long de cette année», rappelle Berrada. «Beaucoup de défis restent à relever. Voilà pourquoi nous réitérons notre demande à tous les opérateurs de la région d’adhérer à notre Confédération, afin de défendre leurs intérêts et répondre à leurs attentes», poursuit-il.
Déterminés, les patrons s’associent également aux institutions publiques. Un projet de convention entre la CGEM Fès-Taza, la CGEM Meknès-Ifrane et la Région Fès-Meknès a été élaboré. Il vise à encourager l’investissement et à renforcer le potentiel économique et touristique de la région. Le projet pourrait transformer la «rivalité» entre Fès et Meknès en complémentarité. C’est en tout cas le souhait affiché par le maire Driss El Azami El Idrissi. Ce dernier reste convaincu que seule l’économie permettra de promouvoir la ville qui a longtemps souffert des clivages politiques. Fès a aussi été lésée par les tensions syndicales qui ont compromis son image.
Conscients des potentialités de la région, les membres de la CGEM Fès-Taza militent pour qu’elle ait toute sa place dans les programmes étatiques. Plusieurs rencontres ont ainsi eu lieu avec la wilaya, la commune et le conseil de la région. «L’année 2016 nous a permis de nous positionner en tant que partenaires incontournables en matière de prise de décisions stratégiques de la région», se félicitent les représentants de la CGEM. Pour réussir leur pari, les opérateurs comptent sur le soutien des décideurs politiques.
Les patrons s’ouvrent, par ailleurs, de plus en plus, sur l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah (USMBA). Des projets de collaboration ont ainsi été montés, notamment dans le cadre du programme de Coopération pour l’innovation dans le domaine agro-alimentaire (CINEA), ainsi qu’en matière d’innovation et de valorisation de la recherche. Des incubateurs d’entreprises pour les jeunes porteurs de projets ont également été créés.

Une zone industrielle à l’étude

Fès, 3e destination des équipementiers automobiles, après Tanger et Kénitra? C’est l’ambition de l’union régionale de la CGEM. Hakim Abdelmoumen, président de l’Amica (Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile), estime que «pour encourager les constructeurs automobiles à s’installer dans la région, il faut disposer d’une zone industrielle dédiée d’au moins 400 ha». Les décideurs de la région ont promis d’étudier cette requête avant le 27 janvier, date à laquelle Fès devrait présenter son offre devant les constructeurs et équipementiers automobiles. A Tanger, 1.200 ha sont réservés au secteur automobile, contre 800 ha à Kénitra. 

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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