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    Economie

    Le Trésor discret sur les marchés

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4918 Le 16/12/2016 | Partager
    10 milliards de DH nets mobilisés à fin septembre
    La chute de la charge de compensation a significativement diminué ses besoins
    Il faudra surveiller l’impact de la hausse des taux américains sur la dette en dollars
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     La baisse de l’activité du Trésor sur le marché a entraîné une détente des taux d’intérêt. Peu portées sur l’investissement, les entreprises n’en profitent pas

    Le Trésor a emprunté en moyenne à 3,15% sur dix ans et 2,57% sur deux ans en septembre, selon les données de la Direction du Trésor et des Finances extérieures. Comme pour les ménages, le coût de l’argent est plus intéressant pour le Trésor. Le taux moyen pondéré des bons du Trésor a baissé de 51 points de base par rapport à fin 2015. Cette détente est indirectement la conséquence de l’amélioration des finances publiques. Ce qui se traduit par une baisse des interventions du Trésor sur le marché. Il a mobilisé un montant net de 10 milliards de DH à fin septembre contre 36 milliards de DH à la même période en 2015 et 7 milliards de DH en 2014. Il reste qu’en 2014, le Trésor a levé l’équivalent de 11 milliards de DH sur les marchés étrangers et a encaissé 2 milliards de DH au titre de la cession de sa participation dans la BCP et 2,3 milliards de DH au titre de la contribution libératoire. Ces rentrées ont permis de réduire l’activité du Trésor sur le marché domestique.
    Cette année, la baisse des besoins de financement du Trésor est en grande partie imputable à la chute de la charge de compensation. Celle-ci a diminué de plus de moitié à 5,7 milliards de DH à fin septembre selon les chiffres de la TGR. En outre, elle tient aussi à la bonne tenue des recettes ordinaires qui se sont améliorées de 5,5%. En face, les dépenses (hors charge de compensation) ont limité leur hausse à 4,4%. En conséquence, les besoins de financement du Trésor s’élevaient à 22,6 milliards de DH à fin septembre, en baisse de 12 milliards de DH sur un an.
    L’ajustement budgétaire continuera à favoriser une intervention modérée du Trésor sur le marché et surtout limiter l’effet d’éviction. Le projet de loi de finances 2017 prévoit une réduction du déficit budgétaire à 3% contre 3,5% anticipé pour 2016.
    Pour le Trésor, l’un des sujets aujourd’hui est la remontée des taux américains et leur impact sur la dette extérieure libellée en dollars. Le stock de la dette extérieure se chiffre à l’équivalent de 146 milliards de DH dont 20% en dollars. Pour l’heure, les charges de la dette extérieure coûteront 3,7 milliards de DH au contribuable en 2017. Ce montant est en recul de 7% par rapport à 2016 selon les projections du projet de loi de finances 2017.

     

     

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