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    COP22: Le «what’s next» de la présidence marocaine

    Par Safall FALL | Edition N°:4918 Le 16/12/2016 | Partager
    Le «stress-test» Trump continue pour l’Accord de Paris
    35 décisions prises au Sommet de Marrakech sur le climat
    «AAA», NDC Partnership, l’African action summit… Les initiatives coup de cœur
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    Prendre des engagements est une chose, les exécuter en est une autre. «Le challenge de l’action sera tout au long de la Présidence marocaine», selon Aziz Mekouar, l’ambassadeur négociateur en chef de la COP22 (Ph. Bziouat)

    Un sentiment de mission accomplie. C’est ce que celui qui était chargé de «faire tomber d’accord 196 Etats» a laissé transparaitre, jeudi 15 décembre, face à la presse. Quelques semaines après la clôture des travaux de la 22e Conférence des Parties (COP22), Aziz Mekouar, l’ambassadeur Négociateur en chef, fait son auto-satisfecit sur les retombées du Sommet mondial de Marrakech sur le climat. «C’est une COP historique. 35 décisions ont été prises sur plusieurs aspects de la problématique climat telle que le financement, le renforcement des capacités», explique le diplomate, membre du Comité de pilotage de l’évènement. Le tout, couronné par la Proclamation de Marrakech, bouclée à l’arrachée dans les dernières heures du Sommet, le soir du 18 novembre. Le texte réitère les engagements de l’Accord de Paris, notamment l’urgence de l’action climat, la priorité mise à l’adaptation, l’enveloppe de 100 milliards de dollars promise par les pays développés, etc. Le diplomate retient aussi de Marrakech une accélération de l’action, avec les nombreuses initiatives lancées à cette occasion. Il s’agit notamment du programme «AAA» en faveur de l’agriculture en Afrique, des engagements de l’Africa action summit ainsi que du secteur privé mondial lors du High level business summit on climate change (43 patronats internationaux, contre la moitié à Paris). S’y ajoute l’initiative «NDC Partnership», lancée avec l’Allemagne, une plateforme pour aider les pays en développement à exécuter au niveau local leurs engagements pour le climat. Autant de retombées qui poussent le diplomate à user des superlatifs «historique» et de «première en son genre», pour qualifier le Sommet de Marrakech.

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     Le lancement de l’Adaptation de l’agriculture africaine (AAA)  est une des plus importantes actions posées en faveur des pays du Sud. L’Afrique a une responsabilité réduite sur les changements climatiques, mais en paye le plus lourd tribut (Ph. Bziouat)

    Mais on le sait: C’est maintenant que le vrai travail commence pour la Présidence marocaine. Elle devrait s’exercer jusqu’au prochain rendez-vous de Bonn, en Allemagne, pour la COP23. L’accent sera évidemment mis, d’ici là, sur la poursuite des ratifications de l’Accord de Paris. A ce jour, 116 Etats ont ratifié les engagements de Paris sur les 196 Parties signataires. Un chiffre important mais qui laisse encore d’importants pays au bord de la route, à l’image de la Russie, par exemple. «Cela devrait se faire très vite pour les Etats restants», s’empresse de rassurer Aziz Mekouar.
     Une incertitude persiste, par ailleurs: celle de la transition politique américaine. Un évènement toujours extrêmement suivi, notamment pour les impacts éventuels qu’il pourrait avoir sur la bonne marche de l’agenda de mise en œuvre de l’Accord de Paris. Si le diplomate avoue encore être dans un «wait and see» des actions ou des  décisions de Trump, il tient à rassurer: «La COP22 a rendu irréversible la dynamique de Paris d’aller de l’avant». Il y a quelques jours, la présidence française a rassemblé plusieurs parties prenantes de premier plan –dont les représentants marocains– pour tenter de faire front face aux velléités climato-sceptiques annoncées de Trump. En attendant, Mekouar mise sur la fixation progressive mais encore rapide des règles, modalités et procédures d’application de cet Accord. Un process qui pourrait s’étaler jusqu’à la  COP24.
    L’autre grosse priorité de la Présidence marocaine sera sans aucun doute celui du financement. Ces fameux 100 milliards de dollars annoncés à Paris pour 2020 sont bien ambitieux, mais encore faudrait-il les trouver. «Nous allons travailler sur la mobilisation et l’identification des sources de financements». A Marrakech, des promesses ont été avancées ici et là. Mais comme le dit le dicton, « elles n’engagent pour le moment que ceux qui les écoutent»…

     

     

     

     

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