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    International

    Palestine: Elections décisives pour le processus de paix

    Par Jihad RIZK | Edition N°:4911 Le 05/12/2016 | Partager
    Fatah: «Nouvelle» direction pour le plus vieux parti palestinien
    Mahmoud Abbas aux commandes, l’opposition écartée
    «Dialogue et résistance pacifique» sont prônés

    Le Fatah palestinien dévoile sa nouvelle direction après un vote qui vise à entériner la mise à l’écart des opposants au président vieillissant de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. A l’heure où nous mettions sous presse, la liste officielle des élus au Comité central -18 membres dont quatre sont nommés- et du Conseil révolutionnaire n’a pas été encore publiée. Cette dernière instance est l’équivalent du Parlement du plus vieux parti palestinien: 80 élus dont presque la moitié est désignée. Le recours partiel aux nominations, mais important en termes de nombre, est un indice sur le manque de démocratie interne.   
    Avant l’annonce officielle des résultats dimanche, des listes de noms d’élus au Comité central ont fuité sur des sites d’informations proches du Fatah.
    On y retrouve les grandes figures de ce parti fondé en 1959 comme Marwan Barghouthi, figure de proue du Fatah emprisonné à vie en Israël, Jibril Rajoub, très actif patron du sport palestinien, et Saëb Erakat, déjà numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).
    Quelques 1.400 membres du Fatah ont voté pour ces élections internes. Ils se sont réunis en Congrès cette semaine au territoire occupé de Ramallah en Cisjordanie.
    Une chose est sûre à ce stade, Mohammed Dahlane a été remplacé. Il a été pourtant élu au Comité central en 2009 avant de devenir la bête noire de Mahmoud Abbas, avant de s’exiler.
    La réduction du collège du Congrès avec un millier de membres de moins qu’en 2009 visait à écarter la possibilité pour les opposants à peser sur ce vote. La composition de ce collège compte de nombreux membres des institutions de l’Autorité palestinienne. L’objectif est de renforcer l’emprise de Fatah sur les institutions d’un Etat qui tarde à voir le jour à cause surtout du conflit avec Israël.  
    Dès l’ouverture du Congrès  fin novembre 2016, Mahmoud Abbas a été réélu chef du Fatah lors d’un vote unanime... à l’applaudimètre!
    Elu en 2005, le président de l’Autorité palestinienne pour un mandat de 4 ans qui court toujours faute d’élections. Mahmoud Abbas, de plus en plus contesté, cherche à préparer sa succession, selon des observateurs. La présidence de l’Autorité palestinienne cumule la direction de l’OLP et de Fatah qui monopolisait les institutions palestiniennes jusqu’à la victoire en 2006 du Hamas aux législatives. A l’issue de ce Congrès, Abbas «a prouvé qu’il contrôle toujours à la fois le Fatah et l’Autorité palestinienne en termes financiers et organisationnels et qu’il peut les utiliser pour servir sa vision. Non seulement Abbas a mis à l’écart les opposants, notamment M. Dahlane et ses partisans, mais il les a mis devant un choix unique», affirme Wajih Abou Zarifa, professeur de sciences politiques à  Gaza. Les élections au sein du Fatah sont déterminantes pour l’avenir des Palestiniens et du processus de paix avec Israël. Car ce parti est la «colonne vertébrale» de l’OLP, reconnue à l’international comme l’unique représentante des Palestiniens. Mahmoud Abbas a rappelé durant le Congrès, qu’il a lui-même signé les accords d’Oslo avec Israël en 1993 et a de nouveau défendu le «dialogue et la résistance pacifique» à l’occupation israélienne pour parvenir à un Etat indépendant pour la Palestine. Il n’est toutefois «plus question de réconciliation interne au Fatah ou de réintégration des opposants et ces derniers n’ont plus qu’une possibilité, celle de former un nouveau mouvement», pronostique l’universitaire Wajih Abou Zarifa.

     

     

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