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    Régions

    Marrakech: Quand le privé a la main verte!

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4911 Le 05/12/2016 | Partager
    Trois jardins publics ont été réaménagés par des entreprises privées
    Pour en faire un legs patrimonial et donner de la valeur ajoutée à la destination
    Des expériences réussies que les Marrakchis souhaitent plus nombreuses
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    Le Cyber Parc Arsat Moulay Abdesslam est géré depuis 10 ans par Maroc Telecom qui investit près de 20 millions de DH pour sa réhabilitation (Ph. Mokhtari)

    C’est une tendance à Marrakech. Le privé prend la relève des conseils municipaux et réinvente les jardins en décrépitude. Après l’expérience inédite et très réussie de Maroc Telecom pour Arsat Moulay Abdesslam, le Groupe Al Omrane a réhabilité le jardin Riad Laârouss, un espace qui était à l’abandon. La réhabilitation de ce jardin dans la médina de Marrakech et qui s’étale sur 3.200 m2 a été réalisée dans le cadre des missions du groupe qui offre des espaces de vie intégrés, indiquent les responsables de l’aménageur public. La mise à niveau de cet espace a été d’ailleurs réalisée en marge de la COP22 pour lui permettre d’accueillir des activités d’éducation à l’environnement dans le cadre de son partenariat conclu avec l’association Zéro Zbel. Et pour la même occasion (COP22), un autre projet similaire a vu le jour, le Jardin des arts. Cet espace devenu au fil des temps l’abri des SDF et un urinoir aussi bien pour les humains que pour les chevaux s’est transformé comme par magie en un merveilleux jardin des arts à l’initiative de l’artiste peintre et écrivain Mahi Binebine. Il a fallu d’abord réhabiliter l’espace. En tant que maître d’ouvrage, l’agence BDA a eu 6 mois pour récolter les 3 millions de DH nécessaires et mener les travaux de transformation. Réunissant plus d’une dizaine d’œuvres d’artistes en lien avec le continent africain, Binebine s’est fixé l’objectif d’offrir aux habitants et aux visiteurs un musée à ciel ouvert. Des œuvres monumentales, spécialement conçues autour de la thématique du climat, sont exposées dans cet espace. Elles parlent de problématiques contemporaines, de connaissance, d’enfermement, de matérialité, du rapport à la nature, du développement durable... contribuant ainsi à l'éducation culturelle des enfants. Dans cette tendance, c’est Maroc Telecom qui a ouvert le bal il y a 10 ans en sauvant de l’oubli un des jardins les plus emblématiques de Marrakech, porteur d’histoire puisque l’aménagement remonte au XVIIIe siècle. Il s’agit d’Arsat Moulay Abdesslam qui porte désormais le nom de Cyber

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    Le parc de sculptures monumentales vient d’ouvrir ses portes au public en plein centre de Marrakech. L’occasion de découvrir le travail d’une dizaine d’artistes en lien avec l’Afrique et porteur d’un message en faveur de l’environnement (Ph. Mokhtari)

    Parc Arsat Moulay Abdesslam. Une enveloppe de 20 millions de DH a été consacrée pour la réhabilitation et le réaménagement. Mais comme il ne suffit pas de réhabiliter, l’opérateur s’est vu confié pour 20 ans la gestion du site public pour le préserver de la dégradation. C’est devenu aujourd’hui un jardin sur 8 hectares qui allie de nouvelles technologies et verdures. Des espaces internet, équipés des toutes dernières technologies, avec fibre optique, wifi…, des bornes interactives, un Musée des télécoms qui retrace l’évolution des télécommunications dans le monde et au Maroc à travers des objets rares, une exposition photo, ainsi que des audio-visio guides... Le tout implanté en plein milieu des luxuriantes plantes. Depuis sa rénovation, le Cyber Parc Arsat Moulay Abdeslam a retrouvé sa place au sein de la vie culturelle et artistique locale, renouant ainsi avec son passé au XVIIIe siècle, quand il accueillait festivités populaires et performances de chant, de musique et de danse présentées par des artistes marocains et internationaux, mêlant folklore local, Malhoune, poésie arabe et amazigh aux différentes influences venues d’Afrique et d’Europe. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’en 2016 le Cyber Parc Arsat Moulay Abdesslam a obtenu, pour la troisième année consécutive, le Certificat d’excellence du TripAdvisor. Ces expériences devront être suivies par d’autres, espère Hamid Bentahar, président du conseil régional du tourisme. «Les jardins publics font partie indissociable du produit touristique et les visiteurs évaluent les destinations grâce à ce “plus”», rappelle-t-il. «Nous avons toujours milité pour des réhabilitations certes, mais surtout des modèles de gestion durable», insiste Bentahar. Aujourd’hui, Marrakech comprend plus d’une cinquantaine de jardins dont certains ont été sommairement rénovés, d’autres laissés à l’abandon faute de moyens.

    Tentative avortée aux jardins de l’Agdal

    Ce jardin de 500 ha, qui remonte à l'époque de la dynastie Almohade où la ville de Marrakech connaissait une prospérité, s'étend sur 3 km de long et 1,5 km de large et dont la création est inspirée des jardins andalous. Il était question de le réhabiliter pour en faire un véritable patrimoine historique, mais aussi un héritage scientifique, botanique et paysager en y concevant un projet de gestion touristique et économique durable du site. Des études ont même été faites.

    De notre correspondante,
    Badra BERRISSOULE

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