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International

L’ordonnance de l’OCDE pour redémarrer la croissance

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4907 Le 29/11/2016 | Partager
Des initiatives budgétaires coordonnées
Il faut profiter de la faiblesse des taux d’intérêt
Gare au protectionnisme!
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La croissance mondiale pourrait reprendre un peu de vigueur au cours des deux prochaines années, sans dépasser toutefois 3,6% d’ici 2018. Et ce, dans l’hypothèse d’une orientation budgétaire plus favorable à l’activité aux Etats-Unis, avec les effets d’entraînement sur la demande qui pourraient s’exercer dans d’autres économies

Pour aider l’économie mondiale à sortir de la croissance molle, il est nécessaire de prendre des initiatives budgétaires expansionnistes et de préserver l’ouverture des échanges. Ce sont là des solutions proposées par l’OCDE dans ses Perspectives économiques mondiales publiées le 28 novembre.  «Dans le contexte actuel des faibles taux d’intérêt, les gouvernements ont une occasion unique d’actionner plus activement les leviers budgétaires pour stimuler la croissance et réduire les inégalités, sans compromettre les niveaux d’endettement», indique Angel Gurría, secrétaire général de l’OCDE. Il reste convaincu qu’après cinq années de résultats d’une faiblesse décevante, des perspectives de croissance légèrement plus forte s’ouvrent à l’économie mondiale. Cela ne sera que bénéfique pour l’économie marocaine (les échanges commerciaux, l’activité touristique, les transferts des MRE et surtout les flux de capitaux dont les IDE).
L’OCDE croit savoir que le salut serait dans une relance budgétaire coordonnée. Le changement continu ou projeté d’orientation budgétaire dans un certain nombre d’économies majeures explique en grande partie la croissance modeste du PIB mondial: 3,3% en 2017 et 3,6% en 2018. Et elle se ferait avec l’impulsion américaine. Si la future administration de Trump engage de manière efficace une grande initiative budgétaire qui permettra de stimuler l’investissement et la consommation, la croissance mondiale pourrait être supérieure de 0,1 point de pourcentage en 2017 et de 0,3 point en 2018. L’économie croîtrait respectivement  de 2,3% et de 3%.
Au cas où la relance budgétaire en cours en Chine continue de soutenir la demande, la croissance mondiale pourrait également s’en trouver accrue de 0,2 point par an en moyenne sur la période 2017-18. Un assouplissement budgétaire plus ample que celui actuellement prévu dans nombre d’autres économies avancées, notamment dans l’UE, conforterait encore l’activité nationale et mondiale. Dans la zone euro, la croissance ressortira à 1,6% en 2017 et à 1,7% en 2018.
L’OCDE attire l’attention sur le contexte qu’il convient d’exploiter pour lancer de nouvelles initiatives budgétaires. Ceci sur fond de politique monétaire exceptionnellement accommodante qui a amené les taux d’intérêt à des niveaux très bas et permis de dégager une marge de manœuvre budgétaire. Une hausse annuelle ciblée des dépenses publiques représentant l’équivalent de 0,5% du PIB pourrait être financée pendant plusieurs années dans la plupart des pays sans accroître le ratio dette-PIB à moyen terme. Il est ainsi préconisé de faire un usage plus judicieux de la politique budgétaire, en ciblant les investissements dans des infrastructures de grande qualité, l’innovation, l’éducation et les compétences, qui contribuent également à rendre la croissance plus inclusive.
Un renforcement du protectionnisme risquerait de mettre à mal la croissance déjà modeste des échanges mondiaux. «Le protectionnisme, et les inévitables mesures commerciales de rétorsion qu’il entraîne, annulerait une grande partie des effets bénéfiques que les initiatives budgétaires proposées pourraient avoir sur la croissance au niveau national et international», alerte la chef économiste de l’OCDE, Catherine L. Mann. Il est aussi probable qu’il entraînerait une hausse des prix, qu’il porterait atteinte aux niveaux de vie et que la situation budgétaire des pays s’en trouverait dégradée…

La dette des pays émergents inquiète

Les risques financiers s’accentuent. Ceci dans un contexte où l’instabilité des taux de change et des mouvements de capitaux, conjuguée à des distorsions dans la fixation des prix des actifs, met au jour la vulnérabilité des bilans des entreprises, particulièrement sur les marchés émergents. Ces derniers font face aussi à une augmentation rapide de la dette. La rentabilité des banques ainsi que la stabilité à long terme des régimes de retraite dans les économies avancées se voient menacées. Aussi, les organismes de retraite et les compagnies d’assurance se trouvent face à de nouvelles difficultés de solvabilité. Les responsables doivent évaluer tous ces risques avec prudence car ils sont potentiellement porteurs de conséquences lourdes pour les revenus futurs des retraités, les organismes de retraite et les assureurs et, in fine, pour les finances publiques.

 

 

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