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International

L’après-Castro: Quel avenir pour Cuba?

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4906 Le 28/11/2016 | Partager
Le président français appelle déjà à la levée définitive de l’embargo
Une migration progressive vers l’économie de marché
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Les funérailles d’El Comandante se tiendront à Santiago de Cuba, deuxième ville du pays et berceau de la Révolution, le 4 décembre (Ph. AFP)

«Jamais je ne me retirerai de la politique, de la Révolution. Le pouvoir est un esclavage et je suis son esclave», avait déclaré Fidel Castro en septembre 1991. Le père de la Révolution cubaine aura régné en maître sur Cuba pendant près de 50 ans. Incarnant au départ les espoirs des mouvements de libération dans le «tiers monde», vers la fin des années 1950, il s’est très vite  transformé en dirigeant autoritaire et impitoyable, étouffant systématiquement toute opposition. Au milieu des années 1960, quelque 15.000 opposants à son régime peuplaient les prisons cubaines.
Le «Lider Maximo», qui a toujours cherché à exporter son modèle et à soutenir les révolutionnaires du monde entier, a, cependant, toujours gardé l’image d’une figure légendaire respectée et admirée. Notamment en Amérique latine. Les 638 tentatives d’assassinat dont il a fait l’objet et l’embargo commercial et financier imposé par le président américain John F. Kennedy (maintenu depuis 1961) ne l’ont pas fait fléchir. Pas plus que les 11 présidents des Etats-Unis auxquels il a dû tenir tête, à commencer par Dwight Eisenhower (1953-1961).
Avec son décès, survenu dans la nuit de vendredi dernier, c’est toute une page de l’histoire de Cuba qui se tourne. Mais une nouvelle s’ouvre. Dès samedi dernier, le président français, François Hollande, depuis Antananarivo où il participe au sommet de la francophonie, a appelé à la levée définitive de l’embargo qui pénalise l’île depuis des décennies.
Néanmoins, l’après-Castro se prépare depuis 2006, date à laquelle il a cédé le pouvoir à son frère cadet Raul pour des raisons de santé. En 2008, Raul prendra officiellement la présidence du Conseil d’État et du Conseil des ministres. En avril 2011, il sera aux commandes du Parti communiste de Cuba. Le petit frère d’El Comandante ouvrira également le pays à l’économie de marché, petit à petit. Les Cubains seront encouragés à quitter le secteur public pour devenir travailleurs indépendants. Les restrictions imposées aux voyageurs seront par ailleurs levées.
Raul Castro changera ensuite d’approche diplomatique avec les Etats-Unis, ce qui aboutira à un rapprochement historique entre les deux pays en 2014. Réélu en 2013 pour un mandat de 5 ans, il cède le poste de numéro deux, pour la première fois, à une personnalité qui n’est pas issue de la Révolution de 1959, Miguel Diaz-Canel.
Avec les Etats-Unis, les relations sont légèrement réchauffées, mais l’embargo court toujours. Le président élu, Donald Trump, qui a émis des réserves quant au rapprochement entamé par son prédécesseur, s’est dit «engagé à tout faire pour contribuer à la liberté et à la prospérité du peuple cubain».

 

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