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Evénement

Changement climatique :

Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4906 Le 28/11/2016 | Partager
Une chute du capital d’eau à moins de 500 m3/habitant en 2050
Dégradation des surfaces agricoles
Menace sur les réserves halieutiques
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Entre 1961 et 2012 l’empreinte écologique a doublé. Elle correspond à  la zone de terre d’eau nécessaire pour une population humaine. En revanche, la biocapacité est la capacité d’une zone biologique à produire une offre en ressources renouvelables

Un scénario cauchemardesque. La zone de terre et d’eau nécessaire pour faire vivre la population marocaine (appelée empreinte écologique) se détériore, constate l’Institut royal des études stratégiques (IRES). L’empreinte écologique par habitant a plus que doublé au cours des  cinquante dernières années et ne cesse d’augmenter. «Il s’agit d’une source de préoccupation majeure, surtout que le Royaume ambitionne d’accélérer sa dynamique économique et sociale» souligne l’institut.
L’empreinte écologique est dominée par deux composantes: carbone et «cultures». Celle liée au carbone représente 40% contre une moyenne mondiale d’environ 60%. D’ici 2030, le Maroc s’engage à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 32%. La composante «cultures» s’élève à 36% au niveau de l’empreinte écologique contre une moyenne mondiale de 20%. Cet accroissement reflète, en partie les pressions auxquelles est confrontée la production agricole à la suite de l’augmentation de la population et aux effets occasionnés par le changement climatique. La surface agricole utile par habitant a été divisée par deux entre 1961 et 2013 de 0,54 à 0,24 hectare.
L’IRES souligne également que le Maroc est en situation de stress hydrique avec l’équivalent en ressources en eau de 600 m3/habitant/an. En 2050, le capital d’eau par habitant pourrait chuter à nettement moins de  500 m3/habitant/an. Cela n’est pas sans conséquence sur  la qualité des sols. La dégradation des sols pourrait réduire la surface agricole à 0,22 et 0,15 hectare par personne en 2025 et à l’horizon 2015 contre 0,24 actuellement. Par ailleurs, les effets du changement climatique aggravent la

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En 2012, l’empreinte écologique au Maroc  a été dominée par le carbone et «cultures»

biodiversité. Selon le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, environ 22% de la flore du Maroc pourrait  disparaître en 2050.
S’y ajoute la forte menace sur les réserves halieutiques. Les rejets polluants accélèrent la dégradation de la production de la pêche et à la capacité reproductive des espèces. Parmi les stocks suivis, 16 sont estimés surexploités et 4 sous-exploités. Les  contrôles effectués par le ministère de l’Aménagement  du territoire, de l’Eau et de l’Environnement ont montré que plus que la moitié des bateaux pêchent dans des zones interdites, au cours de périodes de repos biologique ou ayant utilisé des engins prohibés. Le drame du marchand de poissons Mohssine Fikri à Al Hoceïma, a attiré tous les regards vers la pêche illicite.
Par ailleurs, selon la Banque mondiale, le coût de la gestion des déchets solides représente 0,5% du PIB. Cela est lié aux difficultés à la collecte, à l’évacuation et à l’élimination des déchets ménagers. Au Maroc le recyclage des déchets demeure jusqu’à présent limité, il ne dépasse même pas 10%. Quant aux déchets médicaux et pharmaceutiques, ils sont estimés à 21.000 tonnes par an. En 2020, le volume des déchets atteindra 12 millions de tonnes, soit presque le double par rapport à 2014.
Pour lutter contre la dégradation des ressources naturelles, le Maroc a lancé sa stratégie de développement durable. Cette dernière se caractérise par le lancement de plusieurs programmes, notamment celui d’assainissement et d’épuration des eaux usées, la gestion des déchets et le programme forestier contre la désertification. A cet effet, le Haut-commissariat au plan suppose que la mobilisation des moyens financiers est fondamentale pour la concrétisation de ces projets.

 

 

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