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    Souss/Agrotourisme : Un Eductour pour mieux vendre l’arrière-pays

    Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4905 Le 25/11/2016 | Partager
    Un circuit sur la route du miel pour découvrir une partie du Haut-Atlas occidental
    Un produit écotouristique qui intègre le concept de paiement des services écosystémiques
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    L’Eductour agro-touristique qui démarre ce vendredi a pour objectif de faire découvrir un produit écotouristique intégrant le concept de paiement des services écosystémiques (PSE) pour la protection de l’environnement. Le circuit empruntera pour l'occasion la route du miel dans le Souss (Ph. DRA)

    Site de l’embouchure de Tamri, Oasis de Tamazargoute, Vallée du paradis, Rucher d’Inzerki, grotte Wintimdouine, grotte Assif El Had, Coopérative féminine agricole «Afoulki» et forêt d’arganier d’Idmine. Ce sont les sites qui seront visités lors de l’Eductour agro-touristique qui démarre ce vendredi dans le sud du Maroc, en plein cœur de la Réserve de biosphère de l’arganeraie reconnue par l’Unesco. Le choix de ce circuit sur la route du miel est dicté par la beauté de ses paysages naturels qui attire près de 50.000 touristes par an. Et par la nécessité de faire découvrir un produit écotouristique intégrant le concept de paiement des services écosystémiques (PSE) pour la protection de l’environnement. Il faut préciser que cet Eductour, qui s’étale du 25 au 29 novembre 2016, rentre dans le cadre du Projet EC-SMD «approche d’économie circulaire pour la conservation de l’agro-biodiversité dans la région du Souss Massa/Draâ au Maroc», mis en place par l’Agence de développement agricole (ADA) en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Fonds de l’environnement mondial (FEM). (Cf notre édition du 12/10/2015). L’objectif spécifique de ce projet étant l’introduction du PSE en tant que mécanisme innovant pour inverser la perte de la dégradation de l’écosystème arganier. «Le diagnostic participatif réalisé au niveau des écosystèmes de la réserve de biosphère de l’arganeraie a permis de recommander deux solutions portant sur la récompense des efforts d’aménagement des terrassettes agricoles en zones de montagnes et la compensation des efforts de préservation du capital naturel et culturel pour un usage écotouristique», explique Moha Haddouch, Coordonateur national du projet relevant de la Direction régionale de l’agriculture (DRA) Souss Massa. C’est à ce titre que le projet EC-SMD a inscrit dans son plan de travail de 2016 l’organisation de cet Eductour Agro-écotourisme en partenariat avec le Réseau de développement touristique rural (RDTR) et l’Association du pays d’accueil touristique des Ida Outanane (APATI) afin d’intégrer un mécanisme innovant «PSE» dans le tourisme le long du circuit de la route du miel comme instrument de préservation du patrimoine naturel et culturel. De par sa nature et ses objectifs, cette initiative a ainsi été labélisée COP22. 18 participants représentant les principaux émetteurs prendront part à cet Eductour agro-touristique. Ils sont issus d’Allemagne, Angleterre, Belgique et France. Et représentent d’importants supports médiatiques dont BBC, Euronews, Radio planète, Terre d’aventures…

    Payer pour préserver l’environnement…

    Dans la Réserve de biosphère de l’arganeraie (RBA), toutes les conditions requises sont réunies pour mettre en place un système PSE. «L’implication des institutions concernées dans ce projet ambitieux est nécessaire d’autant plus que la vision stratégique 2020 met au cœur de sa stratégie le développement durable», insiste Haddouch. «D’ailleurs, les contrats programmes régionaux (CPR) ainsi que celui de Qariati pourraient adopter les PSE comme un outil concret pour l’engagement des acteurs du tourisme dans la préservation de l’environnement et du développement humain », a-t-il ajouté. Il est vrai que les PSE pourraient ainsi être une véritable bouffée d’oxygène pour le financement à moyen et à long terme des actions de préservation de la nature. Et la contribution à l’amélioration des conditions de vie des populations locales en valorisant la richesse immatérielle de la région.

    De notre correspondante,
    Fatiha NAKHLI

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