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Green bonds : Axa se positionne sur les opérations de BMCE et Masen

Par Safall FALL | Edition N°:4903 Le 23/11/2016 | Partager
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Erick Decker, directeur des investissements du groupe AXA, région MedLA (Méditerranée et Amérique latine). Le groupe est présent dans huit pays africains dont le Maroc qui abrite sa plus grosse filiale sur le continent. C’est le seul marché où le groupe développe des métiers d’investissemen (Ph. Bziouat)

L’assureur compte investir 1,5 milliard d’euros dans les pays émergents pour le financement du climat. Il se lance sur les premières obligations vertes marocaines, mais attend davantage de volume du marché. Le groupe se tient à l’affût sur l’assurance agricole le temps d’étudier les opportunités du segment.
- L’Economiste: Le marché des capitaux verts est l’une des pistes de mobilisation du financement privé en faveur du climat. Quelle est la feuille de route d’Axa sur ce segment ?
 - Erick Decker:
Tout ce qui touche à l’investissement responsable était intégré dans le cadre de notre stratégie de responsabilité d’entreprise. Ensuite ceci s’est imposé comme un segment d’intervention à part entière.
Axa représente 700 milliards d’actifs au niveau du groupe à l’échelle mondiale. Henri de Castries, l’ancien PDG du groupe, avait annoncé, l’année dernière, plusieurs actions en faveur du climat.
Nous devions d’abord désinvestir une certaine partie de nos investissements liés au charbon. Cela a été fait comme prévu. La deuxième décision portait sur un plan de 3 milliards d’euros dans les investissements verts. Nous en sommes aujourd’hui à 1,5 milliard investi, soit la moitié de l’engagement dont 500 millions ont été investis sur des obligations vertes, et le milliard sur des projets d’infrastructures (énergies renouvelables, gestion des déchets, etc.). Ce milliard et demi a été investi dans plusieurs projets en Europe, aux Etats-Unis et en Afrique. Aujourd’hui, un de nos objectifs est  d’investir de manière plus importante dans les pays émergents, en l’occurrence en Afrique et en Amérique latine.
 
- En Afrique, ce serait plutôt une question de taille de marché ou d’éligibilité des projets…
 - Les deux à la fois je dirais. Nous avons décidé d’investir dans des projets au Maroc comme les deux premières opérations d’obligations vertes de la BMCE et de Masen. Mais il en faudrait plus pour intéresser les investisseurs internationaux pour que l’on puisse avoir une vraie politique d’intervention. Il faudrait que ces opérations soient récurrentes et que ce soit un engagement à long terme du côté des acteurs locaux afin de lancer des émissions et de proposer des projets verts. C’est la responsabilité des acteurs du marché local qui a d’ailleurs été bien mise en évidence lors de la COP22. Nous disposons d’une importante taille d’actifs à réinvestir dans le cadre des engagements du groupe.
 Chez Axa Assurance Maroc, l’intérêt est bien là. Nous avons déjà mis à l’étude les opérations lancées par BMCE et celle de Masen. Je confirme, qu’il y a un engagement au niveau du groupe d’investir en obligations ou projets verts. Nous sommes partants pour investir sur des opportunités du marché marocain et du continent. Nous n’hésiterons pas dès lors que le projet fait sens financièrement et soit crédible sur le plan vert.
 
 -Vous avez une présence historique sur le continent. Quelles opportunités avez-vous pu développer sur ce segment en Afrique?

 - Nous avons déjà réalisé un investissement direct sur le continent dans une compagnie de production et de distribution d’eau et d’électricité, en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Nous espérons  que ces opérations soient un tremplin pour lancer de nouveaux projets en Afrique de l’Ouest puis en Afrique centrale. Nous avons aussi lancé des opérations d’investissements de ce type au Maroc à travers deux fonds de private equity gérés par des asset-managers tiers locaux.

 - Vous êtes également très attendus sur l’innovation. Quelles sont les grandes lignes de votre politique climat?
 - L’innovation d’investissement, c’est un peu ce que je viens de vous expliquer. Nous souhaitons vraiment aussi innover sur le segment des assurances. Pour ce faire, nous avons un fonds de recherche Axa (Fondation Axa pour le Fonds et la recherche) par le biais duquel Axa finance des chaires de recherche.
 Dans ce cadre, le groupe Axa a décidé de financer une chaire  avec l’Université de Cape Town, en Afrique du Sud dont l’accompagnement s’étalera sur une période de 15 ans. L’objectif étant de mieux comprendre les risques climatiques sur le continent africain et d’apporter des solutions adaptées à ces risques climatiques. Bien entendu, ces conclusions viendraient alimenter notre réflexion sur l’évolution de notre offre assurance et notamment de l’assurance paramétrique.
 
- Au Maroc, ce segment commence justement à prendre, mais on ne vous y voit pas encore…
 - Nous avons déjà distribué l’assurance paramétrique dans 18 pays francophones, pour certains en liaison avec des entreprises marocaines. C’est un segment de niche et nous serons au rendez-vous. De même pour ce qui est de la micro-assurance. Nous nous sommes lancés sur ce créneau il y a juste 5 ans.
Axa Assurance Maroc est l’une des toutes premières à avoir une offre de micro-assurance avec comme partenaire un leader local du micro crédit. Nous sommes à ce titre, en train de développer des solutions dans ce sens dans les marchés subsahariens sur la base de notre expérience au Maroc.

Axa dans le Fonds africain d’efficacité énergétique

AXA Assurance Maroc fait partie des investisseurs institutionnels engagés dans le Fonds africain d’efficacité énergétique (FAEE), porté par Attijariwafa bank et lancé la semaine dernière en marge de la COP22. C’est le premier véhicule du genre au Maroc dédié à l’efficacité énergétique, avec un capital de départ de 200 millions de DH et 500 millions de DH à terme. L’objectif est d’investir dans des projets industriels ou de services, destinés à réduire la consommation énergétique des entreprises cibles.

Propos recueillis par
Safall FALL

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