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Régions

Casablanca/La bourse aux œufs... Les vrais dessous, une autre affaire de spoliation foncière?

Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:4902 Le 22/11/2016 | Partager
Les marchands des oeufs dénoncent une troublante vente aux enchères
Une procédure judiciaire en cours
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Au cours du point de presse tenu le 16 novembre au siège de l’UGEP à Casablanca, les marchands du marché de gros des oeufs dénoncent un «lobby de promotion immobilière et des complicités administratives et judiciaires». Une procédure judiciaire est en cours. Les marchands et le propriétaire initial du terrain Nicolas appellent «à l’ouverture d’une enquête sur les irrégularités ayant  entaché la procédure» (Ph. Jarfi)

L'Union générale des entreprises et professions (UGEP) parraine un dossier qui concerne une supposée affaire de spoliation foncière. Il s’agit de la propriété Nicolas basée à Casablanca et appartenant initialement à une famille marocaine de confession juive, les héritiers Ouazana. Ce dossier a eu des conséquences directes sur le marché de gros des œufs. Organisé en association, marchands et artisans se déclarent également victimes en dénonçant ce qu’ils qualifient «d’affaire de faux et usage de faux dans la vente aux enchères ayant ciblé la propriété Nicolas». Une vingtaine de commerçants est menacée d’expulsion.  

L’affaire dévoile a priori une nouvelle technique de spoliation. Après les fausses procurations, les faux actes de vente et les autorisations de démolition, voici les ventes aux enchères. De quoi donner des sueurs froides aux propriétaires fonciers!  
Des irrégularités ont été soulevées par les plaignants croyant «au début faire face à un banal dossier de délogement». Cette procédure est à l’origine de la vente judiciaire du terrain de 3.089 m2, très convoité en raison de son emplacement en plein centre de Casablanca. Il a été adjugé à 8,5 millions de DH fin juin 2005 à Najmat El Binaâ. «Soit un mois avant la date de création de cette société immobilière, le 25 juillet 2005», relève l’avocat de la partie civile, Me Hassan El Mahi. Comment une entreprise parvient à acheter un bien avant même qu’elle n’existe légalement? D’ailleurs, Najmat El Binaâ n’a acquis la personnalité morale que le 3 août 2005. Date qui, selon son registre de commerce, fixe le commencement de sa mise en exploitation pour 99 ans. Plusieurs noms figurent sur les pièces dont L’Economiste détient copie. Abdelhak Msila est mentionné comme gérant de la société. Mais ce n’est pas lui qui va se déclarer acheteur du terrain. C’est plutôt Mohamed Redouani. Pour preuve, un «acte d’achat au profit de tiers» signé le jour même par le concerné. Il est vrai que l’acquisition a été faite au bénéfice de Najmat El Binaâ.
Le PV de la vente cite une autre personne comme ayant assisté à l’audience et acquéreur du terrain! Ahmed Oubouchoua présenté comme «le représentant légal» de la société. Commerçant de son état, Oubouchoua est l’un des deux associés de Najmat El Binaâ. Plus intriguant encore, la société  avait choisi comme siège social le lieu même où se situe la propriété Nicolas: Angle Bachir Ibrahimi et Hamam El Anf.
C’est sur la base de la vente aux enchères contestée que la procédure de délogement des grossistes du marché des œufs a été engagée. Les marchands étaient (et sont encore) locataires des magasins bâtis sur la propriété Nicolas. Une plainte au pénal sera incessamment déposée pour faux.

 

 

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